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Ahmed Ben Bella, premier président de l'Algérie indépendante, est mort

Il avait 96 ans. Il a dirigé le pays de 1962 à 1965, avant d'être renversé par son ministre de la Défense, Houari Boumédiène. 

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France Télévisions
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Ahmed Ben Bella à Beyrouth (Liban), en 2001. (JOSEPH BARRAK / AFP)

Ahmed Ben Bella, le premier président de l'Algérie indépendante, est mort mercredi 11 avril à Alger, a annoncé l'agence algérienne APS, citant ses proches. Il avait 96 ans. Un deuil de huit jours a été décrété dans le pays par le président Abdelaziz Bouteflika. Ses funérailles nationales auront lieu vendredi au Carré des martyrs du grand cimetière d'El Alia à Alger, après la prière du Dohr à 13h30 heure locale.

Premier président algérien, de 1962 à 1965, il est mort à son domicile familial, dans la capitale du pays. Il avait été admis à deux reprises, il y a plus d'un mois, à l'hôpital militaire d'Ain Naadja, après un malaise. Il présidait depuis 2007 le Groupe des sages de l'Union africaine.

Un des chefs historiques du FLN

Issu d'une famille de paysans marocains, Ahmed Ben Bella naît près de Tlemcen (Algérie) en 1916. Sous-officier dans l'armée française pendant la seconde guerre mondiale, il est décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle. 

Révolté par les massacres de Sétif en 1945, il devient militant indépendantiste. Il est arrêté en 1950 pour le hold-up de la poste d'Oran destiné à financer la lutte. Emprisonné, il s'évade deux ans plus tard et rejoint Le Caire, où il devient l'un des chefs historiques du Front de libération nationale (FLN), dès sa création en 1954. Le parti mènera le pays à l'indépendance en 1962. 

France 2 - Gérard Grizbec

Arrêté une nouvelle fois en 1956, il reste en prison en France jusqu'à la fin de la guerre et la signature des accords d'Evian, en mars 1962. En septembre de la même année, il est élu président du conseil par l'Assemblée constituante. Il devient président en 1963, menant une politique d'arabisation et de réformes inspirées du socialisme et du mouvement des non-alignés. Il est aussi celui qui a violemment réprimé l'insurrection kabyle.

Il est renversé deux ans plus tard, en 1965, par son ministre de la Défense, le colonel Houari Boumédiène, personnage qu'Abdelaziz Bouteflika, l'actuel président algérien, a toujours soutenu.

Considéré comme dangereux par le pouvoir en place, Ahmed Ben Bella est incarcéré de 1965 à 1979. Exilé en Europe, il ne reviendra en Algérie qu'en 1990.

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