Afrique du Sud : l'incendie au Parlement maîtrisé, un homme présenté à la justice

Le feu s'est déclaré dimanche, avant de reprendre lundi. La salle où siègent les députés a été entièrement détruite.

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France Télévisions
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Le Parlement sud-africain en flammes, le 3 janvier 2022 au Cap. (RODGER BOSCH / AFP)

L'incendie au Parlement au Cap, en Afrique du Sud, qui a fait rage pendant deux jours, était maîtrisé mardi 4 janvier, a affirmé à l'AFP le porte-parole des pompiers de la ville, Jermaine Carelse. Le feu était reparti lundi après-midi, après une accalmie, et les pompiers ont lutté dans la soirée avec des vents forts dans la ville portuaire. "Le feu a été attisé par des vents forts de sud-est mais les pompiers ont réussi à le maîtriser juste avant minuit", a indiqué Jermaine Carelse.

Mardi matin, "juste avant cinq heures", "il y a eu une petite reprise de flammes mais les pompiers ont réussi à l'éteindre", a-t-il ajouté. Dans la matinée, quatre camions de pompiers étaient encore à l'œuvre ainsi qu'une vingtaine de pompiers "pour suivre l'évolution de la situation sur la journée", a-t-il encore précisé.

Un suspect présenté à la justice mardi

Dimanche, la salle boisée aux fauteuils en cuir, où siègent les députés, avait été totalement dévastée. Dans cette partie la plus récente du vaste édifice, composé de trois bâtiments construits à différentes époques, les pompiers avaient d'abord dû battre en retraite dimanche face à l'intensité du feu, avant de dompter les flammes pendant la nuit, laissant alors apparaitre une carcasse noire et trempée.

Un homme de 49 ans a été arrêté dimanche dans l'enceinte du Parlement pour "vol avec effraction et incendie criminel". Il devait être présenté mardi à la justice. Le feu avait pris à l'aube dimanche, dans l'aile la plus ancienne de l'impressionnante bâtisse, dont le toit a été entièrement détruit. Selon les enquêteurs, l'incendie s'est déclaré dans deux foyers distincts et le système d'extinction automatique n'a pas fonctionné correctement car l'eau était coupée.

Les caméras de surveillance ont montré que l'homme arrêté était présent vers 2 heures du matin. "Mais la sécurité ne l'a vu qu'aux alentours de 6 heures, lorsqu'ils ont regardé les écrans, alertés par la fumée", a précisé à l'AFP la ministre des Travaux publics, Patricia De Lille. "Les caméras ont fonctionné. Le problème, c'est que personne ne les a contrôlées pendant cette nuit fatidique", a-t-elle expliqué à la presse. "Cela aussi fait partie de l'enquête. Comment n'a-t-on pas su plus tôt qu'il y avait quelqu'un dans le bâtiment ? Il y a certainement eu une faille dans la sécurité", a-t-elle constaté.

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