Cet article date de plus de dix ans.

Afrique du Sud. Les mineurs de Marikana inculpés pour le meurtre de leurs camarades

C'est ce que prévoit la loi sud-africaine. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des mineurs quittent la réunion de négociations avec le groupe minier Lonmin, le 29 août 2012 à Marikana (Afrique du Sud).  (MIKE HUTCHINGS / REUTERS)

AFRIQUE DU SUD - Les mineurs arrêtés le 16 août lors de la fusillade policière à Marikana, en Afrique du Sud, ont été inculpés jeudi 30 août du meurtre de leurs 34 camarades en vertu d'une clause automatique de la loi, a indiqué le parquet. 

Cette clause prévoit en effet que soient inculpées de meurtre toutes les personnes arrêtées sur le site d'une fusillade impliquant la police, que les victimes soient des policiers ou non. Cette inculpation concerne donc 270 mineurs, les 259 arrêtés ainsi que les blessés qui ont été placés en état d'arrestation à leur sortie de l'hôpital. Le juge qui les a entendus jeudi a fixé la prochaine audience au 6 septembre, et a ordonné leur maintien en détention. 

"C'est de la folie", s'est exclamé lors de l'audience Julius Malema, un jeune tribun populiste, expulsé en avril du parti au pouvoir. "Les policiers qui ont tué ces mineurs ne sont pas en prison, pas un seul d'entre eux", s'est-il indigné. La grève sauvage de la mine de platine de Marikana a fait au total 44 morts, dont 34 mineurs grévistes abattus par la police. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Afrique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.