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Afrique du Sud. Un nouvelle fusillade dans une mine fait quatre blessés

Les violences ont opposé des mineurs et certains de leurs anciens collègues récemment licenciés.

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France Télévisions
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Des mineurs sud-africains, près de Carletonville, au sud-ouest de Johannesburg, le 27 octobre 2004. (THEMBA HADEBE / AP / SIPA)

AFRIQUE - Nouvelles violences impliquant des mineurs en Afrique du Sud. Au moins quatre mineurs ont été blessés, lundi 3 septembre, dans une mine d'or des environs de Johannesburg. Ils ont été touchés lors de heurts, ponctués par une fusillade, entre des employés et certains de leurs anciens collègues récemment licenciés.

"Nous confirmons que quatre personnes ont été hospitalisées", a indiqué la capitaine de la police locale. Toutefois, "nous ne pouvons pas dire si elles ont toutes été blessées par balles ou agressées par les ex-mineurs. Une enquête est en cours", a-t-elle précisé.

Ces violences interviennent alors que la justice a relâché, lundi, 47 des 270 mineurs grévistes qui avaient été arrêtés le 16 août après la fusillade de Marikana (nord).  Quelque 44 personnes y ont été tuées, dont 34 mineurs grévistes abattus par la police.

Des milliers de mineurs en grève 

Depuis plusieurs semaines, les mines du pays sont en ébullition. Environ 12 000 employés d'une autre mine d'or sud-africaine se sont mis en grève en raison d'affrontements syndicaux.

Le scénario est devenu assez classique dans les conflits sociaux qui agitent périodiquement les mines sud-africaines : des mineurs lancent une grève sauvage, la justice déclare le mouvement illégal, puis la direction licencie les grévistes, avant de commencer à les réembaucher une fois le calme revenu.

Au début de l'année, la mine de platine d'Impala Platinum, à Rustenburg (nord) a ainsi été paralysée durant plusieurs semaines par une grève illégale émaillée de violences qui ont fait trois morts et plusieurs blessés. La direction a licencié 17 200 grévistes, avant de réembaucher la plupart d'entre eux.

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