90 000 personnes déplacées au Nigeria après des violences

Des violences opposent combattants islamistes et force de sécurité depuis la semaine dernière.  

Des forces de sécurité se dirigent vers le lieu d\'un attentat contre l\'église de Jos (centre du Nigeria), le 25 décembre 2011.
Des forces de sécurité se dirigent vers le lieu d'un attentat contre l'église de Jos (centre du Nigeria), le 25 décembre 2011. (REUTERS)

Conséquence des violents affrontements entre combattants islamistes et forces de sécurité, quelque 90 000 personnes ont été déplacées de la ville de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria, mercredi 28 décembre.

La ville de Damaturu a été le théâtre de violences meurtrières la semaine précédente. Une importante répression des forces de sécurité a suivi les attaques de la secte islamiste Boko Haram. Selon une organisation de défense des droits de l'homme et une source policière, jusqu'à 100 personnes auraient trouvé la mort dans ces affrontements. Mardi, trois personnes - une fillette de trois ans et ses parents - ont encore été tuées dans le centre du pays, à la jonction entre le Nord majoritairement musulman et le Sud essentiellement chrétien.

Les camps jugés peu sûrs

La semaine précédente, cinq attentats visant des églises chrétiennes ont fait au moins 40 morts et plusieurs blessés. A Madalla, près d'Abuja, la capitale administrative du pays, une bombe a explosé alors que des fidèles étaient réunis pour la messe de Noël à l'intérieur d'une église. Les attentats ont été revendiqués par la secte islamiste Boko Haram.

"Certains déplacés ont perdu leurs habitations, d'autres ont fui pour des raisons de sécurité", indique le responsable d'un organisme de secours. "Nous avons conseillé aux déplacés de ne pas aller dans un camp temporaire pour des raisons de sécurité. La majorité d'entre eux ont trouvé refuge chez des amis et des proches dans la ville et les villages voisins", a-t-il précisé.