Cet article date de plus de sept ans.

Kaboul prend officiellement le contrôle de la sécurité de l'Afghanistan

Il s'agit d'une étape majeure du retrait occidental prévu dans le pays.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des soldats de l'armée nationale afghane, le 15 juin 2013, à Kaboul (Afghanistan). (RAHMAT GUL / AP / SIPA)

C'est une étape importante du retrait occidental prévu en Afghanistan dans les années à venir. Les forces afghanes ont officiellement pris, mardi 18 juin, le contrôle de la sécurité du pays, à la place de l'Otan. Le processus de transfert d'autorité progressif, qui a débuté en juillet 2011, s'est achevé dans la matinée, quelques heures après un attentat qui a fait trois morts à Kaboul

"Nos troupes courageuses auront la responsabilité de la sécurité" du pays et "mèneront désormais les opérations", s'est félicité le président afghan. Hamid Karzaï s'est exprimé lors de la cérémonie de passage de témoin, organisée dans la capitale afghane. Les forces afghanes "prennent le relais avec une détermination remarquable, et méritent le soutien de l'ensemble du peuple afghan", a de son côté déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, au cours de la cérémonie.

Francetv info

Le contrôle des derniers districts repris par Kaboul

Le passage de témoin s'achève avec le transfert du contrôle sur 95 districts de provinces très marquées par l'insurrection, dont Kandahar, bastion historique des talibans, Khost et Paktika, sanctuaires des rebelles le long de la frontière pakistanaise.

Conséquence : la force internationale de l'Otan, l'Isaf, n'aura en théorie désormais plus qu'un rôle de soutien. L'Isaf doit aussi former 350 000 membres des forces de sécurité afghanes. La grande majorité de ces 100 000 membres doivent quitter le pays d'ici la fin 2014. Les Etats-Unis, qui fournissent les deux tiers de ses soldats, prévoient toutefois de laisser dans le pays un contingent, dont le nombre n'est pas encore précisé.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.