Afghanistan : le trafic a repris à l'aéroport de Kaboul

Les pistes avaient été envahies plus tôt, lundi après-midi, par des miliers de personnes tentant désespérément de fuir le pays.

Une image satellite de l\'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le 16 août 2021.
Une image satellite de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le 16 août 2021. (MAXAR TECH / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Au lendemain de la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan, le trafic des vols militaires et civils a été interrompu plusieurs heures à l'aéroport de Kaboul, dont les pistes ont été envahies dans l'après-midi du lundi 16 août par des milliers de personnes tentant désespérément de fuir le pays. Ce dernier a finalement repris dans la soirée, a annoncé le général américain Hank Taylor depuis le Pentagone. Ce direct est désormais terminé.

 Joe Biden justifie le retrait des forces américaines. Le président américain a réaffirmé sa décision de poursuivre le retrait des troupes américaines du pays d'ici la fin de l'été, estimant que "notre mission en Afghanistan n'a jamais été censée construire une nation" mais "empêcher une attaque terroriste sur le sol américain".

 Emmanuel Macron veut "protéger" les Afghans ayant aidé la France. Le président français, qui s'est exprimé lors d'une allocution télévisée lundi soir, a estimé que "l'urgence absolue" était "de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France".

 Les dirigeants de l'UE se rencontrent mardi. Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne tiendront une réunion par visioconférence pour discuter de la situation dans le pays, ont expliqué à l'AFP plusieurs diplomates. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #AFGHANISTAN

23h31 : Le trafic des vols militaires et civils a repris à l'aéroport de Kaboul, annonce le général américain Hank Taylor depuis le Pentagone. Il avait été interrompu plusieurs heures lundi après la prise de pouvoir des talibans et l'envahissement des pistes par des personnes qui tentaient de fuir désespérément le pays.

23h08 : L'intégralité du discours de Joe Biden est à retrouver juste ici.

23h03 : Le président Joe Biden "assume" le retrait des troupes américaines malgré l'arrivée au pouvoir des talibans. Le président américain a par ailleurs estimé que les Etats-Unis avaient donné à l'armée afghane "toutes les options" possibles pour combattre les talibans. Les détails dans notre article.

22h51 : Bonjour @Aurélie. Mes collègues Elise Lambert et Valentine Pasquesoone ont récemment travaillé sur l'histoire des talibans, qui sont des combattants politiques qui ont émergé dans les années 1990 dans le sud de l'Afghanistan. Je vous conseille vivement la lecture de leur article.

22h20 : "Après 20 ans, j'ai appris à contre-coeur qu'il n'y avait jamais de bon moment pour retirer les forces américaines."

22h27 : Le président américain Joe Biden estime que maintenir les troupes américaines dans le pays serait "une mauvaise idée", alors que les Etats-Unis doivent achever le retrait de leurs troupes d'ici la fin de l'été. Il menace par ailleurs d'un usage "dévastateur de la force" si les talibans perturbent les opérations d'évacuation

22h12 : "A ceux qui disent que nous devrions rester, je leur demande combien d'Américains doivent lutter alors que les Afghans ne le font pas. Je ne referai pas les erreurs commises dans le passé."

22h10 : "Quitter l'Afghanistan était la bonne solution (...) et je l'assume."

22h21 : "Notre mission en Afghanistan n'a jamais été censée construire une nation. Elle n'a jamais été de créer une démocratie unifiée centralisée".

22h04 : "Ces dernières années, nous avons fait en sorte qu'Al-Qaïda n'utilise pas l'Afghanistan comme base arrière."

22h05 : Joe Biden s'exprime depuis la Maison Blanche. Son discours est à suivre dans notre direct.

21h52 : Le retour au pouvoir des talibans a crée le chaos à l'aéroport de Kaboul, où tout le monde a le même objectif : fuir à tout prix. Le bilan fait état d'au moins sept morts au cours de cette première journée de tensions. Les explications de France 2.

21h33 : Joe Biden doit s'adresser aux Américains à 21h45 (15h45 heure locale) au sujet de l'Afghanistan depuis la Maison Blanche. Le président américain, qui se reposait du côté de sa résidence présidentielle de Camp David (Maryland), est resté silencieux depuis quelques jours. Et il sera très attendu face à la première crise qu'il traverse depuis son élection.

(BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

21h21 : Les Etats-Unis ont échangé avec la Chine et la Russie. Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, a discuté aujourd'hui de l'effondrement du gouvernement afghan face aux talibans avec ses homologues chinois et russe, deux rivaux des Etats-Unis qui ont déjà fait part de leur intention d'entretenir des contacts avec les insurgés.

21h02 : Le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à la fin des violences dans le pays et met en garde les talibans contre toute volonté de faire de leur territoire une base pour de futures attaques terroristes. Il souhaite également "la mise en place, par le biais de négociations élargies, d'un nouveau gouvernement uni et représentatif, incluant notamment la participation pleine, entière et significative des femmes".

20h38 : Bonjour @Max. Le président américain s'exprimera bien à 21h45 pour évoquer à son tour la situation en Afghanistan.

20h36 : Voici ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Emmanuel Macron :

  • n tournant historique est à l’œuvre en Afghanistan" où les talibans ont pris le pouvoir
  • Le chef de l'Etat estime que l'engagement militaire français en Afghanistan (2001-2014) était "juste"
  • "L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France."
  • Le président de la République a décidé l'envoi de deux avions militaires et de nos forces spéciales" à Kaboul dans les prochaines heures.
  • Le chef de l'Etat entend prendre plusieurs initiatives avec les autres Etats européens et les alliés de la France : lutter contre le terrorisme, et créer "une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers", même si la France "fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés".

20h30 : L'intégralité du discours du chef de l'Etat est à retrouver juste ici.

20h21 : L'allocution du chef de l'Etat depuis le fort de Bregançon (Var) a duré une dizaine de minutes. Elle est terminée.

20h16 : "Le peuple afghan a le droit de vivre dans la sécurité et le respect de chacun. Les femmes afghanes ont le droit de vivre dans la liberté et la dignité. Le destin de l'Afghanistan est entre ses mains mais nous resterons fraternellement aux côtés des Afghans et des Afghanes."

20h14 : "Les défis auxquels les Afghanes et les Afghans seront confrontés dans les prochaines semaines et les prochains mois sont terribles et immenses."

20h14 : "Il nous faut continuer de défendre nos principes, nos valeurs qui font ce que nous sommes."

20h15 : "Nous porterons donc, en lien avec la République fédérale d’Allemagne et d’autres Européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit."

20h11 : "Mais l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle. Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourrissent les trafics de toute nature."

20h09 : "La déstabilisation de l’Afghanistan risque également d’entraîner des flux migratoires irréguliers vers l’Europe. La France fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés."

20h09 : "L’Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu’il a été. C’est un enjeu pour la paix et la stabilité internationale, contre un ennemi commun, le terrorisme et ceux qui le soutiennent."

20h10 : "Notre action visera d’abord à continuer de lutter activement contre le terrorisme islamiste sous toutes ses formes."

20h07 : "Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres Etats européens et nos alliés."

20h06 : "C'est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d'autres. Près de 800 personnes sont d'ores et déjà sur le sol français."

20h05 : "L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France."

20h03 : "Nous n’oublierons pas nos soldats. Nous n’oublierons pas nos morts, 90 au total."

20h03 : "En Afghanistan, notre combat était juste et c’est l'honneur de la France de nous y être engagés. La France n’y a jamais eu qu’un ennemi : le terrorisme."

20h02 : "L’intervention militaire française a définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien, auprès du peuple afghan, avec lequel nos liens d’amitié sont anciens et profonds."

20h02 : "A partir de juin 2011, le Président Nicolas Sarkozy a décidé du retrait des troupes françaises, la France estimant souverainement que sa mission en Afghanistan était accomplie."

20h01 : "Le Président Chirac, dès octobre 2001 a décidé la participation de la France à l’action internationale (...) Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste."

20h01 : "Notre pays a été, pendant treize ans, engagé militairement en Afghanistan, de 2001 à 2014."

20h01 : "Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prise successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des talibans."

20h00 : "Je m’adresse à vous ce soir, alors que nous continuons à nous battre contre le virus avec détermination, parce qu’à quelques milliers de kilomètres d’ici un tournant historique est à l’œuvre, en Afghanistan, loin de nos frontières, mais avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la communauté internationale, pour l’Europe, et pour la France."

20h00 : Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, va s'exprimer dans quelques minutes pour évoquer la situation en Afghanistan, où les talibans ont pris le pouvoir. Son allocution sera à suivre ici et dans notre direct.

19h49 : "Il est désormais acquis qu'Al-Qaïda ne peut plus mener d'attaques contre les Etats-Unis depuis l'Afghanistan, comme ils l'ont fait le 11 septembre 2001, mais tout ce qui a suivi n'a pas été aussi fructueux et n'a pas été réalisé comme nous l'avions prévu", déplore la dirigeante allemande lors d'une conférence de presse à Berlin.

19h53 : L'intervention occidentale en Afghanistan, où les talibans ont repris le pouvoir, n'a pas été aussi "fructueuse" qu'espéré, malgré les coups portés depuis 2001 à l'organisation Al-Qaïda, juge la chancelière allemande Angela Merkel, qui vient de s'exprimer.

19h45 : Les talibans n’ont "aucun intérêt à exercer de la violence" mais leur idéologie "n’a pas changé", analyse Romain Malejacq, spécialiste de l’Afghanistan. Selon le professeur de sciences politiques à l’Université de Radboud, aux Pays-Bas, les talibans sont "toujours très proches d’Al-Qaïda" même si les liens, notamment financiers, ont changé avec l'organisation terroriste. Interview.

Un combattant taliban fouilles les sacs de personnes sortant de l'aéroport Hamid Karzai de Kaboul en Afghanistan. (WAKIL KOHSAR / AFP)

(WAKIL KOHSAR / AFP)

19h39 : Qui sont les pays prêts à dialoguer avec les talibans désormais au pouvoir ? La Chine, la Russie, le Pakistan ou encore la Turquie. Tous les détails dans notre article.

Des combattants talibans sont regroupés à Kaboul (Afghanistan) au lendemain de leur entrée dans la capitale, le 16 août 2021. (WAKIL KOHSAR / AFP)

(WAKIL KOHSAR / AFP)

19h30 : Après la prise du pays par les talibans, "la Chine a une carte à jouer", affirme Pierre Haski, président de Reporters Sans Frontières et chroniqueur géopolitique sur France Inter. "La Chine a une relation très étroite avec le Pakistan, qui a longtemps été le principal soutien des talibans. Aujourd'hui, le Pakistan est l'un des pays clés dans les nouvelles routes de la soie conduites par Pékin", dit-il. L'entretien est à retrouver sur notre site.

Un combattant taliban arrête une voiture sur une route à Kaboul en Afghanistan le 16 août 2021 (STRINGER / SPUTNIK)

(STRINGER / SPUTNIK)

19h18 : Un avion militaire afghan s'est écrasé dimanche en Ouzbékistan. "Une enquête est en cours" sur l'origine du crash de l'appareil afghan, a déclaré Bakhrom Zoulfikarov, porte-parole du ministère de la Défense ouzbek. Tous les détails dans notre article.



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19h15 : Le Premier ministre britannique s'est entretenu avec Emmanuel Macron et a "souligné la nécessité pour la communauté internationale de se rassembler et d'adopter une approche unifiée sur l'Afghanistan, à la fois en termes de reconnaissance de tout futur gouvernement et en œuvrant à empêcher une crise humanitaire", ont affirmé ses services.

19h14 : Boris Johnson appelle à organiser une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 "dans les prochains" jours afin d'aboutir à une "approche unifiée" sur la situation en Afghanistan où les talibans ont repris le pouvoir.

18h54 : L'Ouzbékistan a fait atterrir "de force" 22 avions et 24 hélicoptères militaires afghans qui ont traversé la frontière avec 585 soldats à leur bord samedi et dimanche. Ces appareils ont "traversé illégalement l'espace aérien de la République d'Ouzbékistan" et ont été contraints de se poser à l'aéroport international de Termez, dans le sud, explique le procureur général ouzbek.

18h51 : Emmanuel Macron s'est entretenu successivement avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson, a appris France Télévisions de l'Elysée. Il s'exprimera à 20 heures pour évoquer la situation en Afghanistan, où les talibans ont pris le pouvoir.

18h40 : "Les talibans ont voulu me tuer parce que j'étais interprète pour l'armée française." France 3 Centre-Val de Loire s'intéresse également à la situation en Afghanistan. Nos confrères ont recueilli le témoignage de Saïd, un interprète afghan qui a quitté son pays après avoir été blessé par balles par les talibans. Il s'est réfugié à Chartres et il raconte son inquiétude alors que sa famille est restée à Kaboul.

Said, interprète afghan réfugié en France témoigne anonymement. Il est encore activement recherché par les Talibans qui ont tenté de le tuer en 2019.

(FRANCE 3 CVDL)