Afghanistan : l'Australie va enquêter sur de possibles crimes de guerre commis par ses soldats

Des investigations ont permis d'identifier 55 incidents liés au meurtre illégal de "personnes qui n'étaient pas des combattants ou qui n'étaient plus des combattants", ainsi qu'à des "traitements cruels".

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Des soldats australiens lors d'une opération dans le sud de l'Afghanistan, le 21 octobre 2009.  (STU DOOD / AUSTRALIAN DEPARTMENT OF DEFENCE / AFP)

L'Australie a annoncé, jeudi 12 novembre, la nomination d'un procureur spécial pour enquêter sur des informations faisant état de possibles crimes de guerre perpétrés par les forces spéciales australiennes contre des civils et des prisonniers en Afghanistan. Le Premier ministre australien, Scott Morrison, citant des accusations de "manquements graves et peut-être criminels", a pris cette décision pour que cette affaire soit réglée en Australie, afin d'anticiper toute saisine éventuelle de la Cour pénale internationale (CPI).

Des commandos d'élite australiens ont été déployés en Afghanistan aux côtés des Etats-Unis et de leurs alliés dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. 

Un enfant de 6 ans tué dans un raid 

Depuis, les médias australiens se sont faits l'écho de nombre d'accusations très graves contre les forces australiennes, qu'il s'agisse du cas d'un homme qui aurait été abattu pour faire de la place dans un hélicoptère, ou de la mort d'un enfant de 6 ans lors d'un raid contre une maison.

Le gouvernement avait initialement cherché à fermer les comptes de lanceurs d'alerte faisant état de ces accusations, alors que la police s'en prenait aux journalistes d'investigation les relayant.

De son côté, l'Inspecteur général des Forces de défense australiennes a mené pendant quatre ans une enquête sur "les rumeurs et allégations" de "possibles atteintes au droit de la guerre". Ces investigations ont permis d'identifier 55 incidents distincts liés au meurtre illégal de "personnes qui n'étaient pas des combattants ou qui n'étaient plus des combattants", ainsi qu'à des "traitements cruels".

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