29 personnes ont été tuées et 111 blessées dans 2 attentats à la voiture piégée quasi simultanés à Bagdad dimanche matin

Elles constituent les attaques les plus meurtrières depuis le début du mois de septembre. Les explosions ont secoué les quartiers d'Aden (nord) et Mansour (ouest) vers 10H10 (07H10 GMT).

Attentat à Mansour, quartier ouest de Bagdad, le 19 septembre 2010
Attentat à Mansour, quartier ouest de Bagdad, le 19 septembre 2010 (AFP/KHALIL AL-MURSHIDI)

Elles constituent les attaques les plus meurtrières depuis le début du mois de septembre. Les explosions ont secoué les quartiers d'Aden (nord) et Mansour (ouest) vers 10H10 (07H10 GMT).

Dix neuf personnes sont mortes dans l'attaque ayant visé le quartier d'Aden, selon une source au sein du ministère de l'Intérieur. Un responsable du ministère de la Défense a confirmé que les explosions avaient été provoquées par des voitures piégées.

L'attentat qui a visé la zone résidentielle de Mansour avait fait dix morts. Un journaliste de l'AFP dans le quartier de Mansour a indiqué avoir vu plusieurs corps dans la rue et de nombreuses voitures calcinées après l'explosion, qui s'est produite devant un bureau de la compagnie de téléphonie mobile Asiacell.

Trois tirs d'obus de mortier ont par ailleurs visé la Zone verte, quartier ultrasécurisé qui abrite notamment ambassades et bâtiments gouvernementaux, selon la source du ministère de l'Intérieur, ne faisant ni victime ni dégât.

Le bilan de dimanche est le plus sanglant enregistré à Bagdad depuis le 17 août. Ce jour là, une attaque revendiquée par la branche irakienne d'Al-Qaïda, et qui visait un centre de recrutement de l'armée irakienne, avait fait plus de 59 morts et 125 blessés, soit le plus lourd tribut pour un seul et même attentat en 2010.

Si les violences ont globalement largement diminué par rapport aux pics enregistrés en 2006 et 2007, l'Irak demeure le théâtre d'attentats quotidiens. Un regain d'attaques a été enregistré en juillet et août, qui, selon des chiffres officiels irakiens, ont été les mois les plus meurtriers pour la population irakienne depuis 2008.