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2013 fêtée par toutes les capitales... sauf Paris

Partout dans le monde, les capitales ont dépensé sans compter pour offrir à leurs populations un réveillon haut en couleurs : feu d'artifice géant, concert, illuminations et bals en tous genres. Sauf en France, où, le sourire aux lèvres, les Parisiens ont bravé pluie et vent pour enterrer 2012 ensemble sur les Champs-Elysées, mais sans initiative particulière de la ville.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

A Paris, scènes de liesse sur les Champs-Elysées après le
compte à rebours. Une foule souriante et visiblement heureuse de s'être
rassemblée pour faire ensemble le grand saut vers 2013. Paris fait pourtant figure
cette année d'exception dans le monde : hors ce mouvement spontané
traditionnel qui réunit chaque année touristes et Parisiens, la capitale
française n'a rien organisé pour la Saint-Sylvestre. Ni concert, ni feu d'artifice.
Ni même un compte à rebours. Ailleurs dans le monde, pourtant, la plupart des
grandes capitales n'ont pas été si frileuses et ont dépensé sans compter pour
le réveillon de leurs ouailles.

Seize minutes de feu d'artifice à Rio

A New York, un million de personnes ont ainsi salué sur
Times Square le début de la nouvelle année avec la traditionnelle descente
d'une boule de cristal multicolore, pendant 60 secondes, jusqu'à minuit, le
long d'un pylône.  A Rio de Janeiro, cariocas et touristes ont, eux, assisté sur la plage de Copacabana à un feu
d'artifice de 16 minutes, tandis que celui de Londres, acclamé par 250.000
spectateurs, a clos une année 2012 riche en événements, avec les jeux Olympiques et le jubilé de la reine.

Show musical à Berlin

A Berlin, plus d'un million de personnes se sont rassemblées
devant la Porte de Brandebourg, théâtre d'un gigantesque show musical, "Welcome
2013". A Rome, au Vatican, le pape Benoît XVI a prié pour la paix et
condamné les inégalités sociales et "le capitalisme financier non
réglementé", lors de la messe de Nouvel An mardi à Saint-Pierre de Rome.
La veille, quelque 300.000 personnes avaient assisté à Rome à un concert dans
le centre-ville.
En Espagne, de nombreux Madrilènes se sont rassemblés sur la
Puerta del Sol avec verres de vin et beaucoup de bonne humeur, malgré la pluie
et la récession.En Autriche, la tradition a été respectée avec l'ouverture de
la saison des bals viennois. Plusieurs milliers d'invités, en majorité des
touristes étrangers, ont dansé en habit de soirée dans les salons majestueux de
l'ancien palais impérial.

Sept tonnes de poudre sur la baie de Sydney

Les festivités européennes avaient commencé en Russie, avec
un feu d'artifice sur la place Rouge à Moscou dans la foulée des célébrations
en Asie. En Australie, devant des centaines de milliers de personnes, la chanteuse pop Kylie Minogue
a appuyé sur le détonateur pour le traditionnel feu d'artifice de sept tonnes
de poudre qui embrase le ciel chaque année dans la baie de Sydney, illuminant
son opéra en forme de voiles marines.

En Asie, même Pyongyang embrase son ciel

Trois heures plus tard, Hong Kong prenait le relais avec un
festival étincelant de huit minutes sur le front de mer, sur fond de
gratte-ciel, acclamé par une foule estimée à environ 100.000 fêtards. Même Pyongyang,
capitale d'une Corée du Nord appauvrie, où le jeune Kim Jong-Un a récemment
fêté sa première année au pouvoir depuis la mort de son père, n'était pas en
reste, avec un feu d'artifice visant à "donner de la confiance et de
l'espoir en un avenir meilleur".
Toujours en Asie, des milliers
d'habitants de la métropole de Shanghai se sont rassemblés sur les rives du
Huangpu pour un compte à rebours sous forme de film en 3D projeté sur une façade
d'un bâtiment historique.

Au Japon, les familles se sont rendues dans les temples
avant de s'installer pour suivre l'émission de télévision de fin d'année
"Kohaku Uta Gassen", vue par 40% des Japonais, tandis, qu'à Dubaï,
d'immenses gerbes de feux d'artifice tirées du Burj Khalifa, la plus haute tour
du monde, ont fait scintiller la tour de verre et d'acier de 828 mètres de
haut, accompagnées par l'orchestre philharmonique de Prague.

Paris, aux côtés du Vénézuela et de l'Inde

En fait, si l'on excepte l'Inde, qui a annulé ses festivités
après l'émoi suscité par le viol collectif d'une étudiante qui a succombé à ses blessures, et le
Vénézuela, qui, suspendu à l'état de santé du président Hugo Chavez, n'avait
pas entendu maintenir la fête programmée, Paris fait figure d'exception
notoire.

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