Séisme à Lombok : "En quelques instants, toutes les maisons se sont effondrées"

Les habitants de l'île indonésienne, déjà victimes d'un puissant séisme dimanche, ont subi une réplique de magnitude 5,9 jeudi.

Un homme marche parmi les débris d\'une maison effondrée à Kayangan, au nord de l\'île de Lombok, le 9 août 2018.
Un homme marche parmi les débris d'une maison effondrée à Kayangan, au nord de l'île de Lombok, le 9 août 2018. (SONNY TUMBELAKA / AFP)

A Lombok, un nouveau séisme a secoué le nord de l'île jeudi 9 août en milieu de journée. De nouveaux effondrements ont été signalés alors que le nord, zone la plus durement touchée de l'île, est encore sous le choc du séisme de dimanche.
Plus de 10 000 personnes sans abri ont déjà vu leur maison s'effondrer, tandis que le nombre de victimes ne cesse de s'alourdir : au moins 319 morts sont à déplorer.

La majorité des maisons se sont effondrées

Au large, on aperçoit les îles Gili depuis la route qui mène au village de Pandana. Ici la majorité des maisons se sont effondrées et les structures des autres ne sont plus assez solides pour héberger les familles qui vivaient là. Ce sont 137 personnes qui vivent à présent sous des tentes, comme Mazu Hussein, 53 ans : "Je crois qu'il était près de 8h du soir dimanche. Nous étions tous en famille à regarder la télé quand soudain il y a eu un tremblement de terre absolument énorme. Et en quelques instants, toutes les maisons se sont effondrées."

"Dieu est grand, dieu est grand"

Dans ce village, deux personnes n'ont pas survécu aux maisons qui se sont effondrées. Un enfant de 7 ans et un vieil homme de 75 ans, selon Hajih Hazulillah, le chef du village, qui raconte : “Ma famille et moi étions en train de prier à la mosquée. Avant la fin de la prière, il y a eu tout a coup une immense secousse puis un gros boom. L'électricité a été coupée et on s'est retrouvés dans l'obscurité. Tout le monde est sorti, sauf moi, poursuit l'homme. Je me suis accroché au pilier central de la mosquée en disant 'dieu est grand, dieu est grand'."

Dans son village, les biens de première urgence sont assurés par les autorités, mais il dit que ce qui lui manque, c'est un générateur, en particulier pour pouvoir chauffer sa famille la nuit.