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Vidéo Une nuit avec Andrei et Graziella, sans-abri

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Durée de la vidéo : 4 min.
Avec la vague de froid qui s'est abattue sur la France la semaine dernière, Brut a voulu montrer comment ça se passait du côté des personnes sans domicile fixe.
BRUT
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Avec la vague de froid qui s'est abattue sur la France la semaine dernière, Brut a voulu montrer comment ça se passait du côté des personnes sans domicile fixe.

Il fait -3°C dehors. Andrei et Graziella sont sans domicile fixe et comme près de 300 000 personnes, passent leurs nuits dehors. Chaque nuit, Andrei et Graziella appréhendent. "La chose qu'on fait, c'est qu'on prend les couvertures, on se colle et on ne bouge plus. Si on bouge, l'air va rentrer d'un coup. C'est pour ça qu'on a mal aussi, parce qu'on a des mauvaises positions. Au bout de quelques années, tu commences vraiment à douiller, tes muscles ne comprennent pas pourquoi t'es toujours figé", raconte Graziella.

"On a tous envie d'arrêter l'alcool"

Parfois, après être restés assis plusieurs heures autour du feu, Andrei et Graziella se lancent dans un concours de pompes, pour se réchauffer et activer leur corps : "Ça fait du bien aux muscles et aux tendons." Les canettes de bière et les cigarettes tournent de main en main. "On a tous envie d'arrêter l'alcool, on veut plus boire. Mais c'est parce qu'on a tellement mal", confie Graziella. "Donc pour pas avoir froid, qu'est-ce qu'on fait ? On boit, pour réchauffer les veines et les muscles. Et c'est une spirale, c'est très compliqué." Aussi, dans sa tente, Graziella a disposé trois duvets les uns sur les autres. Elle en voudrait trois de plus. "Avec six ou sept couvertures, tu as chaud."

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