Léo, l'un des 100 000 automobilistes convertis à l'électrique en France : "Je fais des pleins à 60 centimes"

La France est première ex aequo des pays européens, avec la Norvège, en nombre d'immatriculations de voitures 100% électriques.

 Le jeune propriétaire d\'une Renault Twizy électrique à Paris en mars 2017.
 Le jeune propriétaire d'une Renault Twizy électrique à Paris en mars 2017. (ANNE-LAURE BARRAL / RADIO FRANCE)
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Anne-Laure BarralRadio France

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Léo ne jure que par l'électrique. Depuis trois ans, cet étudiant parisien de 20 ans roule en Renault Twizy, une voiture ultra compacte deux places. Il est l'un des 117 000 propriétaires de voitures 100% électriques dans l'Hexagone. La France a passé le cap symbolique des 100 000 immatriculations en 2017. Elle est en tête des pays européens, ex aequo avec la Norvège. Les constructeurs espèrent tripler ce chiffre d'ici trois ans.

 Je ne me voyais pas conduire une [voiture] thermique et polluer tous les jours.

Léo, étudiant

Léo utilise sa petite voiture pour se rendre à son école d'informatique, soit 30 km par jour. Il a convaincu ses parents de débourser 5 000 euros pour la lui acheter, "en leur montrant les économies qu'on pouvait faire" : un plein à 60 centimes d'électricité et la possibilité de se brancher sur les bornes Autolib', les voitures électriques en libre-service en région parisienne. Autre avantage : il a le droit de rouler pendant les pics de pollution.

Une fois son permis de conduire en poche, Léo rêve d'un modèle un peu plus "berline" et autonome que son petit Twizy dont l'autonomie n'excède pas 120 km. "Je suis fan de Tesla, la seule qui peut être la voiture principale d'une famille parce qu'on peut parcourir la France sans trop se compliquer la vie." Pour l'instant, ce rêve coûte 80 000 euros.

Le marché de l'électrique se démocratise

Pourtant, ces voitures se démocratisent en France et les particuliers dominent le marché, indique l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France).

Depuis la mise en place de la prime à la conversion, on a constaté un glissement dans la catégorie sociale des gens qui achètent l'électrique.

Marie Castelli

secrétaire générale de l'Avere-France

La filière a encore énormement besoin du soutien de l'État, surtout pour aider les villes à installer des bornes de recharge et à prévoir la production d'électricité qui va avec.