La pollution de l'air est la troisième cause de mortalité en France

Avec 48 000 morts par an, la pollution de l'air liée aux particules fines suit le tabac et l'alcool, selon un nouvelle étude de Santé Publique France, publiée mardi.

La ville de Lyon (Rhône) lors d\'un épisode de pollution, le 5 janvier 2015.
La ville de Lyon (Rhône) lors d'un épisode de pollution, le 5 janvier 2015. (MAXPPP)

La mauvaise qualité de l'air tue. La pollution de l'air due aux particules fines est responsable de 48 000 décès chaque année en France, soit 9% de la mortalité en métropole, selon une étude de Santé Publique France, rendue publique mardi 21 juin. Cette pollution est liée aux activités humaines (transports, industrie, chauffage, agriculture...). 

Ainsi "le fardeau de la pollution de l'air se situe au troisième rang, derrière celui du tabac (78 000 morts) et de l'alcool (49 000 morts)", souligne le Pr François Bourdillon, directeur général de cet organisme public de veille sanitaire. Cela représente "une perte d'espérance de vie pour une personne âgée de 30 ans pouvant dépasser deux ans", selon l'étude.

34 000 décès seraient évitables

L'exposition à la pollution de l'air, notamment aux particules fines, contribue par ailleurs au développement de maladies cardiovasculaires (infarctus...), respiratoires ou encore neurologiques, et de cancers. Elle favorise également des "troubles de la reproduction et du développement de l'enfant.

L'amélioration de la qualité de l'air permettrait des bénéfices importants, selon les scénarios envisagés dans ce travail. Plus de 34 000 décès seraient évitables chaque année, si l'ensemble des communes réussissait à atteindre les niveaux de particules fines des 5% des communes équivalentes (taille de population) les moins polluées, selon l'un de ces scénarios.

Les zones rurales pas épargnées

Par ailleurs, les pics de pollution pèsent moins sur la santé que l'exposition chronique. L'impact sur la santé résulte, à long terme, surtout de l'exposition au quotidien à des niveaux de pollution inférieurs aux seuils d'alertes.

La perte d'espérance de vie est, en moyenne, plus élevée dans les grandes villes (15 mois et plus), mais elle n'épargne pas les zones rurales (9 mois). Au niveau géographique, les taux de pollution varient. La carte des concentrations de particules fines montre, par exemple, qu'elles sont plus élevées dans de grandes zones urbaines : région parisienne, Nord-Est de la France et l'axe Lyon-Marseille.