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Gratuité des transports à Paris : "Une véritable révolution et la bonne solution pour réduire la pollution"

Yves Crozet, économiste des transports, a indiqué mardi sur franceinfo qu'à Stockholm en Suède, la qualité de l'offre des transports en commun a été "améliorée" grâce à la présence d'un péage urbain.

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Radio France
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Le périphérique parisien, en décembre 2016. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Alors que la maire de Paris Anne Hidalgo lance l'idée de transports en commun gratuits dans la capitale à l'horizon 2020, pourquoi pas financés, le cas échant, par un péage urbain, Yves Crozet, économiste des transports, professeur à Sciences-Po Lyon et à l'université Lyon II, estime sur franceinfo que c'est "une véritable révolution", "la bonne solution pour réduire la pollution".

Un phénomène "donnant-donnant"

Jusqu'à présent, Anne Hidalgo s'était toujours opposée à un péage urbain, jugé socialement injuste. Yves Crozet juge donc salutaire que la Ville de Paris réfléchisse à imiter Stockholm, par exemple. Dans la capitale suédoise, "la circulation automobile a baissé à peu près de 25% grâce à un péage urbain et les recettes du péage ont permis d'augmenter de 14% l'offre de transports collectifs", explique Yves Crozet. Les transports y sont donc toujours payants, mais la qualité de l'offre serait améliorée.

L'expert y voit un phénomène "donnant-donnant", qu'il est "possible d'étudier pour le mettre en place dans les prochaines années à Paris mais aussi dans d'autres agglomérations", ajoutant qu'il s'agit pour lui d'une solution "évidente".

Pour Yves Crozet, sans péage urbain, le contribuable aura forcément à payer. Il souligne que les métros, les RER, les tramways dont le réseau est amené à se développer avec le Grand Paris "sont des investissements très lourds". L'économiste des transports rappelle que la dette de l'Île-de-France Mobilités (ancien Stif) "va passer de un milliard d'euros il y a deux ans à neuf milliards d'ici une dizaine d'années". "Faire cela en disant dans le même temps qu'on va baisser les tarifs, disons que ce n'est pas très honnête", conclut Yves Crozet.

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