Pollution : la circulation alternée est prolongée vendredi en région parisienne et mise en place à Lyon

Cette mesure fait suite à un pic de pollution hivernal inédit depuis dix ans. A Paris et dans sa proche banlieue, c'est la quatrième journée de circulation alternée consécutive.

Photo d\'illustration de Paris, le 8 décembre 2016.
Photo d'illustration de Paris, le 8 décembre 2016. (MAXPPP)

La circulation alternée est reconduite, vendredi 9 décembre, à Paris et dans sa proche banlieue. Elle est également mise en place pour la première fois hors de l'Ile-de-France, à Lyon et à Villeurbanne (Rhône). Cette mesure est prise en réponse à la tenace pollution aux particules fines. Un pic qui a conduit, jeudi, Ségolène Royal à promettre de nouvelles mesures en faveur des transports propres.

Pour la quatrième journée consécutive, malgré un léger mieux attendu au niveau des concentrations de polluants, la circulation alternée sera en vigueur à Paris et dans 22 communes de la petite couronne : une durée exceptionnelle à la mesure d'un pic de pollution hivernal (au sens de l'hiver météorologique, qui débute le 1er décembre) inédit depuis dix ans.

Les transports en commun gratuits

Seuls les véhicules à l'immatriculation impaire pourront circuler, ainsi que ceux qui font du covoiturage ou bénéficient d'une des nombreuses dérogations, a précisé Marc Meunier, secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris. Les transports en commun seront de nouveau gratuits.

A Lyon et à Villeurbanne, la préfecture a maintenu la mise en place, vendredi, de la circulation alternée, pour la première fois hors de la région parisienne malgré, là aussi, le léger mieux attendu sur le front de la pollution. La préfecture du Rhône a en revanche annoncé que cette mesure ne serait pas reconduite samedi 10 décembre. 

La circulation alternée, une mesure à l'efficacité souvent contestée, semble toutefois toujours peiner à s'imposer : le cumul de bouchons a atteint un niveau jugé "exceptionnel" jeudi matin par la Direction des routes d'Ile-de-France, qui a recensé un pic de 415 kilomètres d'embouteillage, contre un peu plus de 300 habituellement.