Circulation alternée et différenciée : les automobilistes lyonnais sont un peu perdus

La région lyonnaise est touchée par un pic de pollution. Des restrictions de circulation, liées notamment au nouveau système de vignettes Crit’Air, sont mises en place dès lundi. Ca n'est pas très clair, disent certains automobilistes.

Illustration : Une vignette Crit\'Air de catégorie 2, pour une voiture peu polluante.
Illustration : Une vignette Crit'Air de catégorie 2, pour une voiture peu polluante. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

La circulation est à la fois alternée et différenciée ce lundi 23 janvier, à Lyon et Villeurbanne. Une mesure mise en place par les autorités et prolongée pour mardi, alors que la région connaît un nouveau pic de pollution de l’air aux particules fines.

Une circulation alternée et différenciée, bien compliquée

Avec la circulation alternée, les véhicules aux plaques paires ne peuvent pas circuler lundi. Sauf s’ils disposent de vignettes Crit’Air de niveau zéro à trois et sont donc peu polluants. C’est ce qu’on appelle la circulation différenciée. Mais "franchement, ça n'est pas facile à comprendre", explique Armindo, un automobiliste lyonnais contrôlé de bon matin par la police. Au final, en une heure et sur un point de contrôle, les forces de l’ordre ont stoppé 37 automobilistes en infraction. Seuls deux étaient équipés d’un autocollant Crit’Air. Pour l’instant, les policiers lyonnais n’ont pas verbalisés, mais multiplient les mises au point.

Dans le Rhône, 6 à 8% des véhicules dotés d’une vignette anti-pollution

Emmanuel, un déménageur, est l’un des rares à avoir compris le système de circulation alternée et différenciée. Le problème, se défend-t-il devant les agents, c’est qu’il n’a pas obtenu de vignettes. "Ca fait trois jours qu’on est sur internet à tenter de sortir cette vignette, raconte-t-il. C’est une vraie galère ! Ce matin encore, avant de partir, on a essayé."