Canicule : troisième jour de pollution à l'ozone dans les Bouches-du-Rhône

La préfecture a par conséquent décidé de diminuer de 20 km/h les vitesses maximales autorisées (au-dessus des 70 km/h) sur les routes du département.

Des embouteillages à Marseille, le 12 mai 2020. 
Des embouteillages à Marseille, le 12 mai 2020.  (THEO GIACOMETTI / HANS LUCAS / AFP)

La procédure d'alerte à la pollution à l'ozone est maintenue pour le troisième jour consécutif, samedi 8 août, dans les Bouches-du-Rhône, entraînant des mesures contraignantes notamment sur les routes, a annoncé la préfecture. Les conditions météorologiques et les récents incendies dans le département sont "propices à la formation de l'ozone" selon AtmoSud, l'organisme régional de surveillance de la qualité de l'air.

En plein samedi de chassé-croisé sur les routes, la préfecture des Bouches-du-Rhône impose un abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées (au-dessus des 70 km/h) et le raccordement électrique à quai des navires de mer et des bateaux fluviaux.

Circulation différenciée à Paris et à Lyon

Les principaux émetteurs industriels de composés organiques volatils et d'oxydes d'azote sont aussi soumis à des restrictions et doivent maîtriser leurs émissions comme l'ont prescrit "les arrêtés préfectoraux, pris au titre du Code de l'environnement relatif à la réglementation des ICPE" (Installation classée pour la protection de l'environnement), détaille la préfecture dans un communiqué.

La préfecture recommande aussi aux habitants de réduire les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), ou encore, pour les personnes vulnérables, de privilégier les sorties brèves, en évitant de sortir l'après-midi. Samedi, le niveau d'alerte a aussi été déclenché dans les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse. Paris a ainsi déjà mis en place dès jeudi la circulation différenciée et la même mesure s'applique à Lyon samedi.