Après 36 jours de pic de pollution, l'alerte est levée dans la vallée de l'Arve, en Haute-Savoie

L'alerte pollution avait été déclenchée par la préfecture le 30 novembre. 

La ville de Sallanches, dans la vallée de l\'Arve (Haute-Savoie), lors d\'un pic de pollution, le 8 janvier 2013.
La ville de Sallanches, dans la vallée de l'Arve (Haute-Savoie), lors d'un pic de pollution, le 8 janvier 2013. (MAXPPP)

La préfecture de Haute-Savoie met fin, mercredi 4 janvier, à l'alerte pollution déclenchée le 30 novembre dans la vallée de l'Arve, au pied du massif du Mont-Blanc. Dès mardi, le taux de particules fines était repassé sous la barre des 50 µg/m3 et il devrait se maintenir sous ce seuil mercredi et jeudi, précise la préfecture.

Record de durée sur les cinq dernières années

Depuis mardi, "malgré une perturbation météorologique peu active ayant traversé la région, la qualité de l'air s'est sensiblement améliorée grâce à l'influence du vent, y compris en vallée alpine". Jeudi, "la perturbation présente sur la région permettra de conserver une qualité de l'air bonne à moyenne", indique Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l'organisme régional chargé de surveiller la qualité de l'air, dans son bulletin quotidien. Cet épisode a été "exceptionnel" par sa durée, mais pas par son intensité, selon l'organisme.

Contacté par franceinfo, Atmo précise que cette durée est un record sur les cinq dernières années dans la région Rhône-Alpes. Mais l'organisme est incapable de dire s'il s'agit d'un record absolu car les techniques de mesure ont évolué depuis 2007, et que les alertes peuvent maintenant être déclenchées sur la foi de prévisions et non plus seulement de relevés.

Le chauffage au bois pointé du doigt

Très habitée, industrialisée et traversée par d'importants axes de circulation, la vallée de l'Arve est particulièrement sensible à la pollution car elle concentre dans un espace étroit de nombreuses activités et les émissions polluantes qui en résultent. S'étendant entre Annemasse et Chamonix, la vallée compte 155 000 habitants permanents, dont 40 000 résident dans la basse vallée, la plus touchée par la pollution.

Selon les relevés d'Atmo lors des pics de pollution, les particules proviennent pour 70 à 80% du chauffage au bois, contre environ 60% en temps normal. Le Plan de protection de l'atmosphère (PPA) de la vallée de l'Arve (41 communes) prévoit, depuis 2013, une aide forfaitaire de 1 000 euros pour tout particulier s'équipant d'un appareil de chauffage au bois très performant.

"Dans les territoires de montagne, fragiles, il faudrait émettre beaucoup moins [de particules au quotidien] car il faut pouvoir tenir sur des anticyclones aussi longs", résumait récemment Marie-Blanche Personnaz, directrice générale d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.