Eure : le lourd bilan des inondations

Des centaines de communes demandent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après les inondations et les orages des dernières semaines. C'est aujourd'hui, mardi 19 juin, que les tout premiers dossiers vont être examinés au ministère de l'Intérieur.

France 2

Quinze jours après les intempéries, les meubles humides jonchent encore la cour de cette habitante de Breteuil (Eure). Les meubles, les souvenirs d'une vie, tout ce qui se trouvait au rez-de-chaussée est pour la plupart irrécupérable. Mais pas question de jeter quoi que ce soit : il faut encore attendre les experts, qui doivent chiffrer les dégâts. Dans le centre-ville de Breteuil, la plupart des boutiques touchées a pu rouvrir, mais pas cette commerçante. Déjà 20 000 € de stocks partis à la poubelle, sans compter les travaux et le manque à gagner. En deux semaines, son commerce a été inondé deux fois.

L'état de castrophe naturelle espéré pour bénéficier de fonds spéciaux

Le maire de Breteuil attend lui aussi le verdict des experts pour chiffrer les dégâts, très importants dans la commune. Mais la réfection des routes n'est pas prise en charge par les assurances ; la commune devra se débrouiller seule. Seul espoir pour la mairie : être classée en catastrophe naturelle pour bénéficier de fonds spéciaux. La première commission interministérielle se tient aujourd'hui, mardi 19 juin. D'autres suivront : des centaines de communes ont déposé une demande pour être classées en état de catastrophe naturelle.

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Un habitant de \"La Gueroulde\", à côté de Breteuil (Normandie), se tient dans sa rue, inondée. L\'Iton est sorti de son lit suite aux pluies le 5 juin 2018.
Un habitant de "La Gueroulde", à côté de Breteuil (Normandie), se tient dans sa rue, inondée. L'Iton est sorti de son lit suite aux pluies le 5 juin 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)