Pyrénées-Atlantiques : 1 870 foyers privés d'électricité en raison des intempéries

À Lourdes, la grotte est fermée au public et les parkings situés aux bords du Gave sont fermés. L'entrée de la grotte avait été fermée tôt mercredi matin pour éviter l'inondation.

Les rues du centre-ville de Salies-de-Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 12 juin 2018.
Les rues du centre-ville de Salies-de-Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 12 juin 2018. (RADIO FRANCE / DANIEL CORSAND)

Les pluies diluviennes tombées sur les Pyrénées-Atlantiques en 24 heures privent, dans la matinée du mercredi 13 juin, près de 1 870 foyers d'électricité, rapporte France Bleu Béarn. Les pompiers ont effectué 600 interventions dans le secteur, alors qu'il est tombé près de 100 litres d'eau par mètre carré à Pau. Le département est en vigilance orange pluie/inondation jusqu'à 16 heures mercredi.

À Lourdes, la grotte est fermée au public et les parkings situés aux bords du Gave sont fermés. L'entrée de la grotte a d'ailleurs été barrée tôt mercredi matin pour éviter l'inondation.

Un sapeur-pompier a été emporté avec son véhicule.Michel Gouriou
directeur de cabinet du préfet
à France Bleu Béarn

"Nous avons failli avoir un gros drame", a raconté, sur France Bleu Béarn, le directeur de cabinet du préfet, Michel Gouriou. Les faits se sont déroulés à Salies-de-Béarn, où le niveau du Saleys est monté jusqu'à 1,40 mètre dans les rues mardi soir et où tout le centre médiéval est sous l'eau.

Un sapeur-pompier a été emporté avec son véhicule alors qu'"il rejoignait une caserne, il a été emporté dans un torrent de boue. Il a dû sa vie à ses collègues qui sont venus le chercher dans des conditions assez acrobatiques, il est resté plus d'une heure dans l'eau", a détaillé Michel Gouriou.

12 000 poulets meurent noyés

Un éleveur des Pyrénées-Atlantiques a perdu tout son élevage de poulets, soit 12 000 volatiles, morts noyés, en raison des importantes inondations qui touchent le département. Sébastien Lasserre raconte, à France Bleu Béarn, n'avoir rien pu faire, confronté à la vitesse de la montée du niveau de l'eau, quand le Lhuy-de-France a débordé. "On ne pouvait absolument rien faire, on a cassé des murets pour évacuer l'eau derrière la maison", ajoute l'éleveur.

Désormais, Sébastien Lasserre se demande comment ramasser ces 12 000 poulets morts dans la boue et la vase. Il doit trouver une solution pour nettoyer. "À 2 kilos le poulet, ça fait 24 tonnes de poulets à ramasser dans la boue. Et comme j'ai des voisins pas trop loin, ça va vite sentir mauvais", explique l'éleveur.