"C'est catastrophique, il n'y a plus de récolte" : en Gironde, les viticulteurs abattus après l'épisode de grêle

Les vignes de Blaye, Bourg et du Sud Médoc ont été fortement touchées par l'épisode de grêle samedi en Gironde. 

Cyril Giresse dans ses vignes à Samonac, près de Bourg sur Gironde, le 26 mai 2018.
Cyril Giresse dans ses vignes à Samonac, près de Bourg sur Gironde, le 26 mai 2018. (PIERRE-MARIE GROS / RADIOFRANCE)

Le fort épisode de grêle qui a frappé la Gironde samedi 26 mai a eu des conséquences dramatiques pour les vignes. Le Blayais, le Bourgeais et le Sud Médoc ont été particulièrement touchés, rapporte France Bleu Gironde.

À Samonac, près de Bourg sur Gironde, Cyril Giresse exploite Château Gravettes Samonac : "C'est comme si c'était déjà vendangé, c'est vous dire la violence. Je vous avoue que ça va être difficile. Ça met en péril beaucoup de projets, beaucoup d'investissement. L'avenir s'assombrit", avoue le viticulteur, découragé.

"Des grêlons de la taille d'un bel oeuf de pigeon"

On a eu "des grêlons de la taille d'un bel œuf de pigeon. Pendant dix minutes ça a été incessant avec des vents très violents tournoyants. Toute la végétation a été arrachée", a indiqué au micro de France Bleu Gironde, Jean-Dominique Chateau qui exploite 110 hectares de Haut-Médoc et de Bordeaux supérieur entre Macau et les bords de Garonne.

C'est catastrophique, là il n'y a plus de récolte. Il reste des rameaux de 10 à 20 centimètres alors que la vigne faisait autour de 45 à 50 centimètres. Pour nous, c'est une très mauvaise nouvelleJean-Dominique Chateau, viticulteurà France Bleu Gironde

"J'ai 33 ans de carrière, c'est le pire orage que j'ai pu voir. L'année dernière, on n'a eu que 40% de notre récolte. Là, ça va être encore plus terrible. On avait un potentiel de récolte très intéressant et aujourd'hui on n'a plus rien" se désole Jean-Dominique Chateau.

Une réunion de crise est prévue lundi 28 mai à la Fédération des Grands Vins de Bordeaux pour dresser un premier bilan des dégâts.