Un an après Irma, les Antilles françaises placées en alerte jaune à l'approche de l'ouragan Isaac

La Martinique, la Guadeloupe et les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin se préparent à l'arrivée de l'ouragan.

Une rue couverte de débris, à Saint-Martin, le 8 septembre 2017, après le passage de l\'ouragan Irma.
Une rue couverte de débris, à Saint-Martin, le 8 septembre 2017, après le passage de l'ouragan Irma. (MARTIN BUREAU / AFP)

Le cyclone pourrait toucher les Antilles mercredi ou jeudi. L'alerte jaune pour cyclone (niveau de pré-alerte) a été déclenchée, lundi 10 septembre, en Martinique, en Guadeloupe et sur les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Les Antilles se préparent à l'arrivée de l'ouragan de catégorie 1 Isaac, près d'un an après le passage dévastateur d'Irma, annoncent les préfectures de Guadeloupe et Martinique. Isaac est devenu un ouragan de catégorie 1, lundi matin, avec des vents à environ 120 km/h, et des rafales allant jusqu'à 150 km/h, détaille  Météo France.

Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) à 11 heures locales (17 heures en métropole), Isaac évoluait à environ 1 800 km des Antilles. "Il constitue une menace croissante pour l'arc antillais", et pourrait passer, durant la nuit de mercredi au jeudi, "entre Sainte-Lucie et les Iles du Nord (Saint-Barth et Saint-Martin)" ou "plus probablement entre la Martinique et Antigua", selon Météo France.

Une trajectoire et une intensité "incertaines"

L'ouragan est pour le moment "de petite taille", et "sa trajectoire et son intensité demeurent très incertaines", selon les préfectures. Mais il devrait "s'intensifier graduellement" vers un niveau de catégorie 2, "avant de s'affaiblir lors de son passage sur l'arc antillais", ajoutent les préfectures, qui s'attendent "à une nette dégradation des conditions météorologiques (pluie, vent, mer) mercredi et jeudi", et invitent la population "à se tenir régulièrement informée sur son évolution".

Elles appellent notamment les habitants à vérifier qu'ils disposent des réserves nécessaires (alimentation, eau, bougies, piles, médicaments...) ainsi qu'un accès aux informations diffusées par la radio. Les préfectures déconseillent également d'entreprendre de longues randonnées en montagne ou de prendre la mer.