Naufrage du remorqueur 'Bourbon Rhode" : les trois marins rescapés ont été accueillis à Fort-de-France

Le navire avait coulé le 26 septembre après avoir été victime d'une voie d'eau, près de la zone balayée par l'ouragan Lorenzo.

Capture d\'écran d\'une photographie réalisée par la marine nationale à proximité du naufrage du \"Bourbon Rhode\", le 30 septembre 2019.
Capture d'écran d'une photographie réalisée par la marine nationale à proximité du naufrage du "Bourbon Rhode", le 30 septembre 2019. (AFP)

Les trois marins rescapés du naufrage du remorqueur Bourbon Rhode, qui a coulé dans l'Atlantique fin septembre, faisant quatre morts et sept disparus, ont été accueillis à Fort-de-France, dimanche 6 octobre. Ils sont arrivés à bord d'une frégate de la marine française, le Ventôse, précise la préfecture de Martinique.

Après avoir été accueillis par les autorités civiles et militaires, en présence de représentants de l'armateur, la société Bourbon (un groupe de services à l'industrie pétrolière), "ils ont été médicalement pris en charge par les structures sanitaires et vont pouvoir retrouver leurs proches", a précisé la préfecture de Martinique. Cette dernière a coordonné les recherches avec le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles-Guyane (Cross AG).

Plus d'espoir de retrouver les disparus

Le Bourbon Rhode, remorqueur battant pavillon luxembourgeois, a coulé en raison d'une voie d'eau alors qu'il se trouvait à proximité de l'ouragan Lorenzo, à 1 200 milles nautiques (2 222 km) de la Martinique. Il avait envoyé un appel de détresse le 26 septembre. Les trois marins avaient été retrouvés dans un canot de sauvetage deux jours plus tard. Deux sont ukrainiens, la nationalité du troisième n'a pas été précisée.

Quatre corps ont également été repêchés dans les premiers jours et sept autres marins sont portés disparus. L'équipage était majoritairement ukrainien. Il comptait aussi un Croate (le capitaine), un Russe, un Sud-Africain et un Philippin.

Le Cross AG a allégé les recherches depuis samedi dernier. "Après une semaine de recherche, le délai de survie d'un homme à la mer, même équipé, est largement dépassé", a indiqué la préfecture, qui diffuse "désormais des messages aux navires croisant dans la zone du naufrage".