Vidéo Les biomédias, cette pollution plastique peu connue qui inquiète les associations

Publié
Durée de la vidéo : 4 min.
Des millions de petits filtres en plastique pleins de germes ont été rejetés dans la mer Méditerranée et sont retrouvés sur le sable. En Corse, Pierre-Ange lance l'alerte sur la pollution aux biomédias...
BRUT
Article rédigé par

Des millions de petits filtres en plastique pleins de germes ont été rejetés dans la mer Méditerranée et sont retrouvés sur le sable. En Corse, Pierre-Ange lance l'alerte sur la pollution aux biomédias...

Un mégot, une paille, un coton-tige... Difficile de se méprendre lorsque vous en trouvez autour de vous sur la plage. Mais une autre pollution plastique, moins facile à identifier, inquiète : les biomédias. Il s'agit de filtres en plastique utilisés pour purifier les eaux usées dans les stations d'épuration. Et sur les plages de Corse, Pierre-Ange et les bénévoles de l'association Mare Vivu en trouvent des milliers. Selon lui, la sensibilisation autour de cette pollution est insuffisante. "Ça a concerné l'Italie, ça a pollué l'ensemble du bassin occidental de la Méditerranée, ça concerne aujourd'hui la Corse. Demain ça concernera le sud de la France, la côte Atlantique...", alerte-t-il.

Un danger pour la santé

En plus d'être polluants, les biomédias sont porteurs de bactéries et de germes nocifs pour la santé, ces petits objets étant expressément destinés à les attirer. Dans certains cas, ils peuvent provoquer des septicémies ou la gale.

Une vague particulièrement inquiétante en 2021

La première pollution aux biomédias sur les plages corses est apparue en 2018. Cette même année, une station d'épuration de Salerne dans le sud-ouest de l'Italie en a relâché plus de 130 millions dans la mer Méditerranée. Une pollution qui a également touché la Côte d'Azur et les calanques de Marseille.

Puis, en février 2021, en Corse, une grosse vague de pollution a été repérée. Elle a été causée par une défaillance dans des bassins d'une station d'épuration gérée par l'entreprise publique Acqua Publica dans le sud de Bastia. Contactée par Brut, l'entreprise a reconnu le dysfonctionnement et assure avoir fait le nécessaire. Acqua Publica assure également que seulement un tiers des biomédias trouvés sur les plages de Corse provient de leur station. Désormais, l'heure est à la vigilance et à la sensibilisation pour Pierre-Ange et les autres bénévoles de l'association Mare Vivu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.