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Ségolène Royal bientôt nommée ambassadrice pour les pôles Arctique et Antarctique

L'ancienne ministre de l'Ecologie représentera la France dans les négociations internationales pour les deux pôles. Elle l'a annoncé elle-même lors de l'émission "Questions d'info", mercredi 5 juillet.

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L'ancienne ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, le 5 mai 2016 à Washington DC (Etats-Unis). (NICHOLAS KAMM / AFP)

"C'est une très belle mission." L'ancienne ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé, mercredi 5 juillet, qu'elle allait être nommée ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles Arctique et Antarctique. Ce poste était précédemment occupé par Michel Rocard, mort en 2016.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le lui a "confirmé", a déclaré Ségolène Royal lors de l'émission "Questions d'info", commune à LCP, franceinfo, Le Monde et l'AFP. "C'est ce qu'on m'a proposé et c'est ce que j'ai accepté." La nomination interviendra, "je pense, au Conseil des ministres de la semaine prochaine", a précisé l'ancienne ministre, présidente de la COP21.

"Des perturbations sur la biodiversité considérables"

"L'impact du réchauffement climatique se voit massivement aux pôles. La banquise [en réalité, la calotte glaciaire] a reculé de plusieurs kilomètres en quelques dizaines d'années. Ces masses d'eau douce qui ont été conservées pendant des centaines de milliers d'années tout d'un coup fondent, se répandent à l'échelle planétaire et ensuite suscitent la montée du niveau de la mer mais aussi des perturbations sur la biodiversité absolument considérables", a expliqué Ségolène Royal.

Autre grand sujet, "la fonte des glaces [qui] va permettre malheureusement d'accéder à des ressources souterraines, y compris des énergies fossiles, qui n'étaient pas atteignables, qui n'étaient pas exploitables jusqu'à présent. Cela suscite les convoitises des Etats riverains", a ajouté l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007.

Après la COP21, Ségolène Royal a œuvré à pousser les ratifications de l'accord de Paris et a monté une association, Manifeste pour une justice climatique. Elle avait déposé sa candidature à la direction du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), finalement confiée à l'Allemand Achim Steiner.

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