Réchauffement climatique : la température mondiale devrait être supérieure d'au moins 1 °C par rapport à l'ère préindustrielle entre 2020 et 2024

Selon l'ONU, la probabilité que la température mondiale dépasse de 1,5 °C les niveaux préindustriels pendant au moins une des cinq prochaines années est de 20%.

Le barrage asséché de la ville de Graaff-Reinet (Afrique du Sud), le 14 novembre 2019. 
Le barrage asséché de la ville de Graaff-Reinet (Afrique du Sud), le 14 novembre 2019.  (MIKE HUTCHINGS / REUTERS)
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La température moyenne du globe de chacune des années de la période 2020-2024 devrait être supérieure d'au moins 1 °C à l'ère préindustrielle, avec des pics probables dépassant les +1,5 °C, indique l'ONU, jeudi 9 juillet.

Selon les nouvelles prévisions climatologiques publiées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), au cours de la période 2020-2024, presque toutes les régions, à l'exception de certaines zones océaniques australes, devraient connaître des températures supérieures aux valeurs récentes.

Les conditions climatiques seront plus humides que ces dernières années dans les latitudes élevées de la planète et dans le Sahel, et probablement plus sèches dans le nord et l'est de l'Amérique du Sud. Le nord de l'Atlantique Nord pourrait, lui, connaître des vents d'ouest plus forts, provoquant davantage de tempêtes en Europe de l'Ouest.

Le confinement ne devrait pas avoir d'impact

En raison des activités humaines, la planète a déjà gagné au moins +1 °C depuis les années 1850-1900, et a vu se multiplier les catastrophes climatiques. La dernière période quinquennale a ainsi été la plus chaude jamais enregistrée. La probabilité que la température mondiale dépasse de 1,5 °C les niveaux préindustriels pendant au moins une des cinq prochaines années est de 20%. Il est en revanche extrêmement "peu probable" que la température quinquennale moyenne pour l'ensemble de la période 2020-2024 soit supérieure de 1,5 °C.

Ces prévisions ne prennent pas en considération les modifications des émissions de gaz à effet de serre et d'aérosols enregistrées cette année, pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19. D'après le secrétaire général de l'OMM, cette baisse des émissions de CO2 ne devrait pas conduire à une réduction des concentrations atmosphériques de CO2 qui sont à l'origine de l'augmentation de la température mondiale.

Pour 2020, l'OMM estime également que les grandes surfaces terrestres de l'hémisphère Nord devraient connaître des températures supérieures de 0,8 °C à la période 1981-2010. Le réchauffement de l'Arctique sera, lui, probablement plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale cette année, tandis que de nombreuses régions d'Amérique du Sud, d'Afrique australe et d'Australie devraient connaître des conditions plus sèches que ces dernières années