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Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya pourraient fondre d'ici la fin du siècle, selon un rapport international

Qualifiée de "troisième pôle", cette région glaciaire alimente dix cours d'eau majeurs d'Asie. La fonte de ces glaces mettra en danger au moins 2 milliards de personnes.

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L'Everest, la plus haute montagne de l'Himalaya, le 24 avril 2010. (TIM CHONG / REUTERS)

Une fonte dramatique. Les deux tiers des glaciers de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch pourraient fondre d'ici à la fin du siècle si la planète restait sur la même trajectoire d'émissions de gaz à effet de serre, selon une étude dirigée par l'International Centre for Integrated Moutain Development (ICIMOD), publiée lundi 4 février. Cette étude est le fruit de cinq ans de travail et a mobilisé plus de 350 chercheurs et experts.

S'étendant sur 3 500 kilomètres de l'Afghanistan à la Birmanie, la région montagneuse de l'Hindou-Kouch-Himalaya (HKH) est qualifiée de "troisième pôle" (en plus du pôle Sud et du pôle Nord) par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace. Celles-ci alimentent dix cours d'eau majeurs d'Asie, comme le Gange et le Mékong.

C'est la crise climatique dont vous n'avez pas entendu parler.

Philippus Wester de l'ICIMOD

dans un rapport

"Des événements climatiques extrêmes"

Même si les nations de la planète parvenaient à contenir le réchauffement climatique du globe à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle d'ici à 2100, la cible basse de l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'Hindou-Kouch-Himalaya perdrait tout de même un tiers de ses glaciers. Une fonte qui ne sera pas sans conséquences pour les 250 millions d'habitants de ces montagnes. Et surtout pour les 1,65 milliard d'autres qui vivent dans les bassins fluviaux en aval.

"Le réchauffement climatique est en passe de transformer les pics montagneux couverts de glaciers de la HKH à travers huit pays en roches nues en moins d'un siècle. Les conséquences pour les peuples de la région, déjà l'une des régions de montagnes les plus fragiles et à risques du monde, iront d'une aggravation de la pollution de l'air à une augmentation des événements climatiques extrêmes", a mis en garde Philippus Wester, le responsable du rapport.

Selon le rapport, la région aura besoin de 3,2 à 4,6 milliards de dollars par an d'ici à 2030 pour s'adapter au changement climatique, puis de 5,5 à 7,8 milliards de dollars par an d'ici à 2050.

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