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Le réchauffement climatique pourrait être fatal au koala australien

Une étude montre que la hausse des températures va nécessiter de planter des arbres pour permettre au petit marsupial de survivre.

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France Télévisions
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Le koala se réfugie dans les arbres, seule façon de faire face à un réchauffement climatique selon une étude australienne. (GREG WOOD / AFP)

C'est un cri d'alarme qu'ont lancé des scientifiques australiens, jeudi 3 octobre. Le koala, l'un des symboles de leur pays, pourrait s'éteindre, victime du réchauffement climatique si rien n'est fait "en urgence" pour planter des eucalyptus, dont il se nourrit, et des arbres le protégeant de la canicule. Mathew Crowther, de l'université de Sydney, a suivi 40 koalas par satellite pendant trois ans dans la province de Nouvelle-Galles du Sud afin d'étudier leur habitat et leur alimentation.

Il a en particulier montré comment le koala se réfugiait la journée dans de grands arbres dont la frondaison le protège du soleil et des feux de brousse. "Notre recherche confirme que les koalas s'abritent pendant le jour dans différents types d'arbres avant d'aller se nourrir dans les eucalyptus la nuit", a expliqué le chercheur. "Nous avons également montré que plus il faisait chaud dans la journée, plus les koalas avaient tendance à rechercher des arbres dotés d'un feuillage dense pour échapper aux températures élevées."

10 millions de koalas sauvages en 1788, 43 000 aujourd'hui

Un quart de la population étudiée a été éradiquée par la canicule de 2009, un chiffre alarmant pour les scientifiques "compte tenu de la fréquence grandissante des événements climatiques extrêmes", alors que le mois de septembre 2013 a été le plus chaud jamais constaté en Australie.

Emblème de l'Australie, le koala a été classé l'an dernier parmi les espèces à protéger dans plusieurs régions du pays. Sa survie est menacée par le développement des villes, la circulation automobile, les chiens domestiques et les maladies. Alors qu'ils étaient quelque 10 millions avant l'arrivée des colons britanniques en 1788, ils ont été massivement chassés pour leur épaisse fourrure dans les années 1920 et leur population a drastiquement diminué. Elle est aujourd'hui estimée à 43 000 individus vivant à l'état sauvage.

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