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La Grande barrière de corail a perdu la moitié de ses coraux en 27 ans

Une étude australienne révèle que la Grande barrière de corail en Australie a perdu la moitié de ses prairies coralliennes au cours des 27 dernières années, en grande partie à cause de cyclones tropicaux. Si rien n'est fait, le site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, pourrait continuer à se détériorer.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Le plus vaste ensemble corallien du monde est en danger. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, la Grande barrière de corail en Australie a perdu la moitié de ses prairies coralliennes au cours des 27 dernières années, révèle mardi une étude australienne. Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs ont compilé 2.258 études scientifiques conduites sur près de 30 ans.

Quelles sont les raisons de cette déterioration ? Les scientifiques avancent trois causes : 

48% de la dégradation est due à des cyclones tropicaux de forte intensité (34 depuis 1985).42% est liée à l'acanthaster pourpre, une étoile de mer invasive également appelée "couronne d'épines" (ou crown-of-thorns starfish en anglais), qui
dévore les coraux.En troisième position seulement arrive le réchauffement climatique :
l'étude note deux épisodes graves de blanchiment en 1998 et 2002 liés au réchauffement
des océans.* "Le contrôle du réchauffement mondial et de l'acidification des océans est
primordial pour l'avenir de la Grande barrière* ", affirme l'étude.

La reconstitution du corail est possible, mais "prend entre 10 et 20 ans"

"La perte de la moitié de la couverture corallienne originelle est une source de grande préoccupation car elle est synonyme de perte d'habitat pour des dizaines de milliers d'espèce s", indiquent les chercheurs de l'Australian Institute of Marine Science (Institut océanographique d'Australie) et de l'université de Wollongong (Etat de Nouvelle-Galles du Sud). La barrière abrite en effet  400 espèces de coraux, 1.500 espèces de poissons, 4.000 espèces de mollusques et de nombreuses espèces en danger.

Si rien n'est fait pour protéger ce trésor, les 345.000 km2 de la Grande barrière pourrait continuer à se déteriorer dans les mêmes proportions d'ici 2022. L'étude note que le rythme des dégâts s'accélère, les deux-tiers des pertes coralliennes ont été observées depuis 1998.

Même si le co-auteur de l'étude, Hugh Sweatman, affirme également que le corail peut se reconstituer. "Mais la reconstitution prend entre 10 et 20 ans. Actuellement, les intervalles de temps entre les nuisances sont en général trop courts pour une reconstitution complète et c'est ce qui entraîne les pertes à long terme ", explique-t-il.

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