L'archipel du Vanuatu veut porter la crise climatique devant la justice internationale

L'Etat du Pacifique espère qu'un avis de la CIJ contribuera à l'émergence d'une législation internationale sur les conséquences matérielles et humaines du dérèglement climatique.

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Des bâtiments détruits par le passage du cyclone Harold, le 7 avril 2020, à Port Vila (Vanuatu). (PHILIPPE CARILLO / AFP)

L'archipel du Vanuatu a annoncé, vendredi 24 septembre, qu'il allait mener campagne pour une démarche commune devant la Cour internationale de justice (CIJ), afin d'obtenir un avis légal de la plus haute juridiction de l'ONU sur les conséquences de la crise climatique. Bien qu'un avis de la CIJ ne soit pas contraignant, le petit Etat du Pacifique espère qu'il contribuera à l'émergence d'une législation internationale sur les conséquences matérielles et humaines du dérèglement climatique.

Un Etat seul ne pouvant pas requérir un avis légal de la CIJ, qui siège à La Haye, le Vanuatu s'efforcera de mobiliser d'autres pays pour voter en faveur de cette initiative à la prochaine assemblée générale de l'ONU, en septembre 2022, a déclaré un porte-parole. Il a précisé que la nation coordonnerait ses efforts avec d'autres pays insulaires du Pacifique et avec des pays ayant les mêmes préoccupations climatiques.

Cet archipel de 300 000 habitants a été frappé par deux cyclones de catégorie 5 au cours des cinq dernières années et est menacé par la montée des eaux. "Les épisodes de dévastation entraînés par des événements climatiques ne sont plus exceptionnels, ils sont au contraire en train de devenir rapidement la norme pour tous les pays insulaires, comme dans d'autres pays et régions", a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

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