Face au G20, le V20, le nouveau club des pays vulnérables au changement climatique

Le V20 regroupe plusieurs des pays les plus pauvres de la planète qui espèrent ainsi peser et mobiliser des ressources en leur faveur.

Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, le 8 octobre 2015 à Lima (Pérou).
Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, le 8 octobre 2015 à Lima (Pérou). (GULBIN YILDIRIM / ANADOLU AGENCY / AFP)
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Il y avait déjà le G20, le G7, le G24, le G5+1... Il faudra désormais aussi compter avec le V20. Les pays les plus vulnérables au changement climatique ont créé leur propre club, jeudi 8 octobre, alors que les ministres des Finances du G20 sont réunis à Lima, au Pérou, où se tiennent les assemblées du FMI et de la Banque mondiale. A deux mois de la réunion de la COP21 de Paris, les membres du V20 espèrent ainsi peser davantage dans le panorama économique et diplomatique mondial et mobiliser des ressources en leur faveur.

Le V20 regroupe plusieurs des pays les plus pauvres de la planète et s'inscrit directement en miroir du G20, le groupe des pays les plus riches du monde. Il comprend l'Afghanistan, le Bangladesh, la Barbade, le Bhoutan, le Costa Rica, le Timor oriental, l'Ethiopie, le Ghana, le Kenya, Kiribati, Madagascar, les Maldives, le Népal, les Philippines, le Rwanda, Sainte-Lucie, la Tanzanie, le Tuvalu, le Vanuatu et le Vietnam.

"Nous regroupons 700 millions de personnes"

"Nous sommes des pays à bas revenus ou moyens, moins développés, arides, des isthmes, ou des enclavés, des montagneux, des petites îles en développement. (...) Nous regroupons 700 millions de personnes. (...) Et nous sommes unis dans notre vulnérabilité face aux changements climatiques", déclarent les pays fondateurs du V20 dans leur communiqué.

La création de ce V20  intervient alors que le financement de la lutte contre le changement climatique est un des sujets qui seront abordés lors des discussions internationales. Ce nouveau groupe va notamment étudier la création d'un mécanisme unissant le public et le privé pour mutualiser le risque climatique, visant à agir comme un nouveau mécanisme d'assurance contre les désastres climatiques.