Cet article date de plus de six ans.

Climat : accord à l'arrachée à Lima sur les engagements de réduction des émissions de CO2

Les 195 pays membres de la Convention des Nations unies sur le climat ont passé deux semaines au Pérou à discuter des bases d'un futur accord censé être conclu fin 2015 à Paris.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un participant à la 20e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunie à Lima au Pérou, baille de fatigue, le 13 décembre 2014. (ENRIQUE CASTRO-MENDIVIL / REUTERS)

In extremis. La 20e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunie à Lima au Pérou, a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche 14 décembre les éléments de base d'un futur traité mondial sur le climat qui devra être conclu à la conférence de Paris fin 2015.

Les représentants des 195 pays négociant sous l'égide de l'ONU sont parvenus à un accord au terme de deux semaines de négociations marathon qui se sont achevées avec deux jours de retard sur la date prévue de fin de cette COP20. Le document final de quatre pages invite les pays participants à présenter au début de l'année prochaine leurs propres plans nationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Ils constitueront une base pour un futur traité à conclure lors du sommet sur le climat prévu à Paris en décembre 2015.

Des engagements pas suffisants

Le texte final a apaisé les pays émergents, dont la Chine et l'Inde, qui craignaient que les esquisses précédentes n'imposent à leurs économies un fardeau trop lourd, par comparaison avec les pays riches, en matière d'efforts pour freiner le réchauffement mondial. "Nous avons obtenu ce que nous voulions", a déclaré le ministre indien de l'Environnement, Prakash Javedekar, satisfait de voir que le texte préserve l'idée que les pays riches doivent montrer l'exemple en matière de réduction des gaz à effet de serre. L'accord trouvé dit clairement que les pays riches devront fournir un soutien financier aux pays en développement, a-t-il ajouté.

Même ainsi, le secrétariat des Nations unies au changement climatique a indiqué que les engagements combinés de tous les pays, en vue de la conférence de Paris, ne suffiront pas pour atteindre l'objectif affiché, à savoir limiter le réchauffement à 2°C au-dessus de la température moyenne de l'ère pré-industrielle.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Climat

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.