Changement climatique : 195 pays se penchent sur des prévisions cruciales pour le succès de la COP26

A moins de 100 jours de la COP26 à Glasgow (Ecosse) en novembre, "nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l'objectif de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5 °C", prévient la responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa.

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France Télévisions
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La responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa, assiste à l'ouverture de la COP25 à Madrid (Espagne), le 2 décembre 2019. (JUAN CARLOS LUCAS / NURPHOTO / AFP)

Alors que déluges et incendies ravagent le monde à un rythme effréné, 195 pays ont entamé lundi 26 juillet l'adoption des nouvelles prévisions des experts du climat de l'ONU. Sept ans après la dernière évaluation, le nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) arrive au milieu d'une avalanche de catastrophes qui ont remis les impacts du dérèglement climatique à la une, des précipitations exceptionnelles en Chine et en Allemagne aux températures hors norme au Canada. "Depuis des années, nous avions prévenu que c'était possible, que tout ça allait arriver", a insisté la responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa, s'exprimant depuis Londres lors de la cérémonie d'ouverture.

A moins de 100 jours de la COP26 à Glasgow (Ecosse) en novembre, "je dis ceci aux décideurs : la science ne permet pas de voir le monde comme on voudrait qu'il soit, elle montre le monde tel qu'il est. Ce n'est pas de la politique, c'est la réalité", a-t-elle ajouté. Et "la réalité est que nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l'objectif de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5 °C d'ici la fin du siècle. En fait, nous sommes sur le chemin opposé, nous nous dirigeons vers plus de +3°C. Nous devons changer de direction de façon urgente avant qu'il ne soit trop tard", a-t-elle martelé.

Le rapport attendu début août

Alors que la planète s'est déjà réchauffée d'environ 1,1 °C et que chaque fraction de degré en plus apporte son lot d'événements extrêmes supplémentaires, ce seuil de +1,5 °C est depuis devenu l'objectif prioritaire de nombreux militants et responsables politiques. Mais peut-on y arriver ? C'est l'une des questions auxquelles devrait répondre l'évaluation par le Giec de milliers d'études scientifiques les plus récentes. Le rapport est attendu le 9 août. Son "résumé pour les décideurs", qui va être négocié ligne par ligne à huis clos en virtuel pendant deux semaines, doit mettre à jour son évaluation et ses prévisions climatiques : hausse de la température mondiale, augmentation du niveau des océans, intensification des événements extrêmes.

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