Sécheresse : le système D des maraîchers

Le mois de juillet 2020 est le plus sec depuis 60 ans. Cette année, il y a eu en moyenne dans l’Hexagone deux fois moins de précipitations que la normale. Un dérèglement climatique qui bouleverse les cultures. Certains maraîchers ont recours au système D pour s’adapter. Illustration dans à La Chevillotte (Doubs).

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Cultiver du melon à quelques kilomètres de Besançon (Doubs) était inenvisageable il y a encore quelques années. Mais face aux épisodes successifs de sécheresse, ces maraîchères s’adaptent. Ici, même des pastèques sont plantées. "On plante des arbres pour faire des zones ombragées, on adapte nos cultures aussi. Du coup, on a essayé de planter du melon, des pastèques, de planter des patates douces en plein champ alors que c’est quelque chose de subtropical, et ça marche, ici, en Bourgogne-Franche Comté", raconte Laure Saint-Hillier, maraîchère.

Même les champs ont besoin d’être arrosés

Des produits résistants aux fortes chaleurs de plus en plus fréquentes dans cette région où l’eau devient un bien précieux. Sur cette exploitation, irriguer les serres ne suffit plus, même les champs ont besoin d’être arrosés. Chaque année, des milliers d’euros sont investis dans de nouvelles installations.

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Un champ de maïs victime de la sécheresse, à Tournon-Saint-Pierre (Indre-et-Loire), le 23 septembre 2019. 
Un champ de maïs victime de la sécheresse, à Tournon-Saint-Pierre (Indre-et-Loire), le 23 septembre 2019.  (GUILLAUME SOUVANT / AFP)