Les épisodes de canicule de l'été ont provoqué 3 300 morts supplémentaires

En 2003, l'InVS avait enregistré 14 802 décès supplémentaires liés à la canicule.

La température atteint 41 degrés à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 22 juillet 2015.
La température atteint 41 degrés à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 22 juillet 2015. ( MAXPPP)

En France, 3 300 décès supplémentaires ont été recensés lors des trois épisodes de canicule survenus au cours de l'été 2015, annonce l'Institut de veille sanitaire (InVS), vendredi 9 octobre.

Le 16 juillet, le ministre de la Santé avait recensé 700 décès supplémentaires entre le 29 juin et le 5 juillet, un des premiers épisodes de canicule, par rapport à la moyenne observée à la même période de l'année.

Environ 15 000 morts supplémentaires en 2003

"Au total, il a été estimé un excès de 3 300 décès (+6,5%) [au cours de] la période des trois épisodes entre le 29 juin et le 9 août" indique le bulletin. L'InVS ajoute toutefois que durant "ces trois épisodes caniculaires, les excès de mortalité estimés ne peuvent être imputés entièrement à la chaleur".

En 2003, l'InVS avait enregistré 14 802 décès supplémentaires liés à la canicule, soit un excès de 60% par rapport à la mortalité attendue, selon un bulletin émis la même année. Cette mortalité avait touché en particulier les personnes âgées de plus de 75 ans.

Coup de chaleur, déshydratation

L'InVS relève une hausse de la mortalité pour les pathologies en lien avec la chaleur "dans toutes les régions" touchées par les fortes températures. Ces pathologies sont l'hyperthermie, ou coup de chaleur, la déshydratation et l'hyponatrémie, c'est-à-dire une trop faible concentration de sodium dans le sang.

Mais il s'agit là d'un premier bilan, et les morts supplémentaires ne peuvent pas toutes être imputées aux fortes chaleurs, souligne l'InVS. Reste qu'"une augmentation des recours aux soins d'urgence pour pathologies liées à la chaleur a (…) été enregistrée dans les structures d'urgence" et par SOS Médecins.

Pourtant, l'institut note que "certaines régions ont enregistré des excès de mortalité pendant ces trois épisodes alors qu'aucun des départements de ces régions n'avaient atteint les seuils d'alerte canicule".