Vidéo Climat : deux régions du globe sont désormais trop chaudes et inhabitables

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Climat : deux régions du globe sont désormais inhabitables
France 2
Article rédigé par
V.Heurtel, E.Martin, B.Bervas, T.Bove, F.Legros - France 2
France Télévisions

C'est l'une des conséquences du dérèglement climatique, pointé du doigt par le GIEC dans son dernier rapport. 

Une vie sous plus de 35 degrés au thermomètre, avec 90% d'humidité dans l'air : une vie où chaque geste compte, et où travailler comme faire du sport n'est plus possible. Deux régions du globe ont déjà atteint ce seuil, invivable pour les humains : Jakobabad au Pakistan, et Ras Al Khaimah, dans le golfe Persique. 

Le cocktail chaleur et humidité peut être mortel pour l'organisme. "Quand l'air est sec, (…) on est capable de résister à des chaleurs extrêmes, 60 degrés, jusqu'à 100 degrés si ça ne dure pas trop longtemps", indique la journaliste Valérie Heurtel. Le corps est équipé d'un thermostat naturel, qui a pour rôle de maintenir la température à 37 degrés. "Au contact d'un air sec, la sueur s'évapore, et c'est cette évaporation qui nous rafraîchit, ajoute-t-elle. Dans un air saturé en humidité, la sueur a du mal à s'évaporer, résultat le corps est en surchauffe." 

30 ans d'avance sur les prévisions des climatologues

Que risque-t-on à vivre dans des conditions aussi extrêmes ? "La température de l'intérieur va commencer à grimper, (…) on peut commencer à avoir des troubles de la vision, des vertiges, des troubles neurologiques, ça peut terminer par du coma, des convulsions, et ça peut aboutir à des complications cardiaques ou rénales gravissimes", explique le Dr. Laurent Uzan, cardiologue du sport. 

Les climatologues avaient prédit les canicules humides pour dans 30 ans. Mauvaise nouvelle, elles sont arrivées. Et les relevés météo des 40 dernières années sont inquiétants : si le Pakistan et le golfe Persique ont déjà franchi le pont de bascule, d'autres région du globe n'en sont pas loin, comme la Chine ou une grande partie de l'Inde. Les plus menacées sont les régions tropicales et les zones côtières, où les fortes chaleurs se mêlent à l'évaporation de la mer. Seule solution pour enrayer la machine : contrôler nos émissions de gaz à effet de serre. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Canicule

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.