CARTE. Canicule : quels sont les départements les plus souvent confrontés aux vigilances orange ?

Météo France a placé en alerte un nombre record de 78 départements, mercredi. Parmi eux, le Rhône, champion, en France métropolitaine, de la vigilance canicule.

C'est du jamais-vu. Un total de 78 départements ont été placés en vigilance orange canicule, mercredi 26 juin, soit plus de 80% des départements métropolitains. Pour certains de ces territoires, une telle alerte relève presque de l'habitude : le Rhône en est à sa 85e journée de vigilance orange canicule depuis 2010. Pour d'autres, c'est une nouveauté : le Calvados n'avait jamais connu cette situation en dix ans.

De leur côté, quatre départements restent toujours à l'abri de la moindre alerte au cours de la dernière décennie : les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Manche et le Morbihan. Sur la carte ci-dessous, découvrez le nombre de jours de vigilance orange canicule qu'a connus votre département depuis 2010. En cliquant sur chaque zone, le détail par année s'affichera. Besoin de zoomer ? Sur mobile, écartez deux doigts posés sur l'écran. Sur ordinateur, appuyez sur Ctrl et déplacez votre molette vers le haut.

Bon à savoir : d'un département à l'autre, la décision de déclencher une vigilance orange canicule repose sur des critères différents. Des seuils de températures ont notamment été définis en tenant compte des particularismes départementaux. "Par exemple, à Paris, le couple 21-31 °C a été retenu comme seuil pour la moyenne des températures minimales et maximales", explique l'Institut national de veille sanitaire. Autrement dit, la barrière est franchie quand, sur trois jours, la moyenne prévue des minimales dépasse 21 °C et celle des maximales 31 °C. Dans le Gard, où les organismes sont supposés mieux supporter la chaleur, le couple est de 23-36 °C. Découvrez les valeurs utilisées pour chaque département dans la carte ci-dessous.

"Ces seuils ne constituent qu'une partie de l'analyse", insiste Météo France, contacté par franceinfo. D'autres critères sont pris en compte avant un éventuel déclenchement de vigilance. "Outre les prévisions de température, on s'intéresse par exemple à leur fiabilité, aux niveaux d'humidité, à la précocité de l'événement (en juin, on supporte moins la chaleur qu'en août), à la pollution ou encore au contexte hospitalier", détaille l'organisme public. Les décisions sont prises "au cas par cas". Il faut une concertation avec Santé publique France, qui apporte notamment son expertise sur la capacité des organismes à résister aux fortes températures et sur le niveau de remplissage des hôpitaux. Au final, la vigilance orange (voire rouge) représente "la seule information claire" à retenir, souligne Météo France.