Canicule : qu'est-ce qui a changé depuis 2003 ?

La canicule meurtrière de 2003 a été un véritable choc pour les Français. Après cet épisode caniculaire, l'État avait annoncé l'instauration d'une journée de solidarité, la climatisation dans les EHPAD et un plan spécifique. Le journaliste Guillaume Daret revient sur le plateau du 20 Heures de France 2 sur les leçons tirées de cette canicule.

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Après la canicule meurtrière de 2003, un certain nombre de mesures ont été prises par l'État pour pouvoir faire face aux épisodes de grandes chaleurs. "La première chose qui a vraiment changé, c'est une meilleure anticipation des épisodes de canicule, c'est-à-dire une meilleure communication et donc une meilleure prévention. Ce qui n'était pas le cas avant et en 2003, les pouvoirs publics avaient été totalement pris de court et dépassés", explique le journaliste Guillaume Daret sur le plateau de France 3.

Un registre pour identifier les personnes vulnérables

Autre changement, les missions confiées à ceux qui sont les plus proches de la population, notamment les maires qui doivent ouvrir un registre sur lequel les personnes fragiles, handicapées ou les personnes âgées peuvent s'inscrire. Avec ce registre, elles peuvent être localisées en période de canicule. Les maires doivent également identifier les lieux frais et climatisés dans leur commune. Des difficultés subsistent cependant. Dans les EHPAD, le manque de personnel est régulièrement dénoncé par tous les spécialistes. Un manque d'autant plus criant lors d'un épisode caniculaire. Enfin, il est toujours difficile d'identifier les personnes âgées isolées dans les grandes villes, où le lien social est moins important que dans les campagnes.

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Des personnes sont installées sur les rives de la Seine, à Paris, durant une alerte canicule, le 24 août 2016.
Des personnes sont installées sur les rives de la Seine, à Paris, durant une alerte canicule, le 24 août 2016. (PATRICK KOVARIK / AFP)