Des publicités accusées de faciliter les agissements pédophiles retirées de YouTube

Selon un blogueur, des pédophiles se connectent les uns aux autres et se transmettent des contenus grâce à des liens dans les commentaires sur des vidéos d'enfants.

Un logo YouTube sur un écran d\'ordinateur portable, le 18 juillet 2018 à Ankara (Turquie).   
Un logo YouTube sur un écran d'ordinateur portable, le 18 juillet 2018 à Ankara (Turquie).    (AYTAC UNAL / ANADOLU AGENCY / AFP)

Nestlé, Disney, Epic Games... Plusieurs grandes entreprises ont retiré leurs publicités de YouTube, après la diffusion de la vidéo d'un blogueur qui accuse la plateforme de faciliter la formation de communautés pédophiles, selon l'agence Bloomberg.

Dimanche 17 février, le blogueur Matt Watson a posté une vidéo, qui dure 20 minutes, montrant comment des pédophiles se connectent les uns aux autres et se transmettent des contenus grâce à des liens dans les commentaires sur des vidéos d'enfants. C'est notamment le cas sur des vidéos de petites filles pratiquant des activités sportives comme la gymnastique. Le blogueur estime que l'algorithme de la plateforme facilite ces agissements, en recommandant aux utilisateurs d'autres vidéos similaires, et s'indigne que ces vidéos soient de fait "monétisées", puisque des publicités apparaissent au début ou en vis-à-vis.

YouTube assure avoir sévi

Un porte-parole de YouTube a assuré jeudi que le géant américain avait "immédiatement pris les mesures correspondantes, en supprimant des chaînes et des comptes, en signalant toute activité illégale aux autorités et en désactivant les commentaires sur des dizaines de millions de vidéos incluant des mineurs"La plateforme dit avoir supprimé des milliers de commentaires inappropriés, mais aussi signalé les commentaires illégaux au "Centre national pour les enfants disparus et exploités" et supprimé "des dizaines de vidéos mises en ligne avec des intentions légitimes mais mettant clairement des mineurs en danger".

Il y a deux ans, plusieurs grands annonceurs, dont Procter&Gamble et AT&T, avaient déjà retiré leurs campagnes de YouTube, quand il était apparu que des publicités étaient adossées à des contenus violents et extrémistes. Le scandale avait fait surgir des débats sur la "brand safety", c'est-à-dire la nécessité pour les marques d'éviter que leurs publicités ne figurent dans un environnement inapproprié.