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Une école européenne des métiers du web a été lancée lundi et accueillera sa première promotion dès septembre

Appelée Ecole Européenne des métiers de l'Internet (EEMI), elle ouvrira ses bancs entre 100 et 200 bacheliers au Palais Brongniart, anciens locaux de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris.Un cursus de trois ans les amènera à se former à des métiers tels que webmaster, web designer, web marketeur, community manager ou développeur.
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Le coût de la scolarité dans cette école, financée à 100% par des fonds privés, est fixé à 6.500 euros par an (DR)

Appelée Ecole Européenne des métiers de l'Internet ( EEMI), elle ouvrira ses bancs entre 100 et 200 bacheliers au Palais Brongniart, anciens locaux de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris.

Un cursus de trois ans les amènera à se former à des métiers tels que webmaster, web designer, web marketeur, community manager ou développeur.

Initiée par trois patrons emblématiques de l'internet français, Xavier Niel (Iliad-Free), Marc Simoncini (Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Vente-privée), elle entend mieux répondre, selon eux, aux besoins spécifiques des entreprises. Chacun d'eux a invessti 500.000 euros.

Le coût de la scolarité dans cette école, financée à 100% par des fonds privés, est fixé à 6.500 euros par an. Mais, pour permettre à un plus grand nombre d'étudiants de s'inscrire, "chacun des trois fondateurs offrira personnellement cinq bourses d'études", soit quinze bourses par an.

"On avait des besoins et on ne trouvait pas les gens pour répondre à ces besoins", a raconté Xavier Niel, patron d'Iliad, pour expliquer la genèse de la création de cette école. "On a des ingénieurs, ce qui nous manque c'est le niveau intermédiaire, les bac +3", a-t-il assuré, "le meilleur exemple, c'est qu'on a du mal à recruter".

Ecole privée contre université
"Les domaines de la communication et du marketing sur Internet comptent encore peu de formations spécifiques", a souligné le ministre de l'Economie numérique Eric Besson, selon lequel cette école "constitue une réponse bien adaptée aux besoins des entreprises qui souhaitent recruter des profils bac+3 directement opérationnels".

Olivier Ertzscheid, maître de conférences à Nantes et spécialiste de l'internet, a défendu pour sa part la filière universitaire classique: "nous avons tous les métiers de l'internet présents dans les formations de la licence au master, des métiers du référencement à ceux du marketing", a-t-il expliqué à l'AFP. Et il a souligné le coût moindre de l'université : "pour des frais d'inscriptions universitaires de moins de 200 euros par an".

Pour lui, "quand on candidate" dans une école comme celle là, "très clairement, c'est moins pour chercher une formation qu'un carnet d'adresses".

Pas d'engagement sur les débouchés

"Les licences, c'est trop généraliste", a répondu Xavier Niel. "Nous n'avons pas la volonté d'enseigner, mais d'être présents, d'aider et d'apporter notre savoir-faire, ce qu'on peut apporter de mieux", a-t-il déclaré.

"Il n'y a pas d'engagement écrit noir sur blanc" en ce qui concerne les débouchés, a cependant prévenu la directrice de l'EEMI, Stéphanie de Kerdrel. Mais, "le secteur est porteur" et donc qu'il n'y aura pas de problème d'emploi pour les futurs diplômés, selon elle.

Dans le même temps, se créent d'ailleurs de nouvelles formations, voire d'autres écoles. "A côté de l'école que nous lançons aujourd'hui, ont notamment été créés l'école Sup'Internet, le cycle 'bachelors' de Telecom École de Management, ou encore l'Ecole supérieure de commerce et d'économie numérique (ESCEN)", a relevé M. Besson.

"Le besoin de formation est immense", aussi "nous réinvestirons d'éventuels bénéfices dans l'ouverture d'une nouvelle école", a ajouté M. Simoncini, proposant par exemple la ville de Marseille comme prochain lieu d'implantation.

A voir : Le site de l'EEMI

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