Un "détecteur de mensonges" pour traquer les rumeurs sur internet

Cinq universités européennes sont associées pour mettre en place un système capable de démêler le vrai du faux sur les réseaux sociaux.

Photo d\'illustration présentant le compte de Twitter sur le réseau social éponyme, en novembre 2013.
Photo d'illustration présentant le compte de Twitter sur le réseau social éponyme, en novembre 2013. (DAMIEN MEYER / AFP)

Elle court, elle court, la rumeur... Pour tenter de distinguer le vrai du faux, des chercheurs tentent d'élaborer un système capable d'identifier les fausses informations publiées sur les réseaux sociaux. Au total, cinq universités européennes sont partenaires du programme baptisé "PHEME" (en anglais), sous la direction de la faculté de Sheffield (Royaume-Uni). Le projet est mené sur trois ans, avec des financements de l'Union européenne.

Aujourd'hui, "on n'a pas le temps de faire la part entre les mensonges et la vérité", explique Kalina Bontcheva, qui dirige l'équipe. Il est du coup "difficile (...) d'étouffer un mensonge afin de calmer une situation", ajoute-t-elle. L'objectif est donc de vérifier en temps réel les informations pour permettre aux gouvernements, services de secours, médias et entreprises de répondre plus efficacement à des rumeurs infondées.

Une version attendue dans 18 mois

Le projet doit identifier quatre types d'informations peu fiables: les spéculations, la controverse, la fausse information et la désinformation. Pour établir si une donnée est exacte ou non, les chercheurs comptent utiliser trois facteurs : l'information en tant que telle, un système de vérification via des sources fiables et la diffusion de l'information. Le résultat de cette recherche pourra apparaître sur l'écran de l'utilisateur.

Une première version de ce "détecteur de mensonges" est attendue dans 18 mois. En attendant, il est toujours possible de vérifier sur le site Hoaxbuster.com, qui démonte patiemment les rumeurs les plus en vue sur la toile.