Vidéo Cyberattaque d'un hôpital en Essonne : cette attaque "terroriste" est "inadmissible", réagit le ministre de la Santé

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Des hackers ont diffusé, dimanche 25 septembre, des données médicales sur des patients de l'hôpital de Corbeil-Essonnes. Ils avaient piraté le système informatique de l'établissement fin août.

"C'est inadmissible", réagit François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention sur franceinfo ce mardi 27 septembre, après la cyberattaque de l'hôpital de Corbeil-Essonnes, en Essonne, le 22 août, et la diffusion, depuis dimanche, de données de santé piratées. Il dit condamner cette attaque "que l’on peut qualifier de terroriste" et qui met en "danger la vie des patients".

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"Nous ne céderons jamais à ce genre d'attaque terroriste et aucun hôpital ne paiera une rançon", martèle le ministre, rappelant que le gouvernement consacre 196 millions d'euros au total au renforcement de la sécurité des hôpitaux. "Les hôpitaux étaient mal protégés, nous les protégeons de plus en plus", affirme-t-il.

Des bébés "évacués en urgence" à cause de la cyberattaque

Les pirates informatiques auteurs de l'attaque ont mis leurs menaces à exécution et ont divulgué des informations de santé volées. François Braun estime que "c'est absolument honteux", "des données médicales qui ont été diffusées, des résultats d'examens d'anatomopathologie qui peuvent dire qu'untel a un cancer ou pas". Il assure que l'ensemble des patients concernés ont été prévenus personnellement.

François Braun rappelle qu'il "a fallu en urgence évacuer des bébés [de l'hôpital de Corbeil-Essonnes], dont la sécurité en réanimation n'était pas assurée justement à cause de cette attaque informatique qui a fait tomber complètement le système d'information".

"Ce sont des attaques qui mettent en danger la vie des patients"

François Braun, ministre de la Santé

à franceinfo

Le Centre hospitalier Sud Francilien a été cyberattaqué le 22 août dernier et a été contraint de déclencher son plan blanc. Les hackers ont réussi à bloquer le réseau informatique de l'hôpital et ont réclamé une rançon de 10 millions d'euros. L'Agence régionale de santé d'Île-de-France a activé une cellule de crise. Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le dépôt de plainte de l'hôpital. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) est saisie.

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