La Fédération française de rugby victime d'une cyberattaque

L'attaque est revendiquée par un groupe cybercriminel qui donne jusqu'au 27 juin avant la diffusion d'informations confidentielles, a appris jeudi franceinfo.
Article rédigé par David Di Giacomo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le siège de la FFR à Marcoussis (Essonne), en 2016. (FRANCK FIFE / AFP)

La Fédération française de rugby subit actuellement une cyberattaque, selon une information de franceinfo de source proche du dossier jeudi 22 juin. L'attaque est revendiquée par le groupe cybercriminel "Play" qui menace de diffuser des informations confidentielles de la FFR.

Le groupe de hackers "Play" dit être en possession de données personnelles sensibles appartenant à des employés de la FFR, de "clients", dont des passeports. Les cybercriminels ne donnent pas de détails sur le volume de données qui ont été volées. Les pirates donnent jusqu'au 27 juin pour négocier avec la FFR.

>> Les cyberattaques russes en hausse de 300 % entre 2020 et 2022 dans les pays de l'Otan, et de 250 % en Ukraine


Contactée par franceinfo, la Fédération française de rugby indique que cette attaque est survenue dans la nuit du 7 au 8 juin et qu'elle a "principalement affecté les serveurs de messagerie". Dès l'attaque connue, "les équipes de la FFR ont rapidement pris des mesures pour éliminer le logiciel malveillant". La FFR qui assure ne pas avoir reçu de demande de rançon à ce jour "et ne souhaitera pas y répondre au cas échéant".

Le système a été sécurisé

Toujours selon la FFR, le service informatique a sécurisé l'ensemble du système et rétabli son fonctionnement. "La fédération est également entrée en lien avec les services de police qui l'accompagnent dans la gestion de la situation et avec lesquels la FFR collabore étroitement".

Mercredi soir, le CHU de Rennes a déjà été victime d'une cyberattaque, dont l'origine et les motivations restent inconnues. Sur Twitter, le centre hospitalier précise que cette cyberattaque n'a "pas d'impact sur la prise en charge de [ses] patients".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.