Lutte contre les fausses informations : Facebook exempte les politiques de son processus de vérification

Le partenariat mis en place entre le réseau social et des organes de presse pour vérifier les articles et posts soupçonnés de répandre des "fake news" ne concernera pas les responsables politiques.

L\'application Facebook est photographiée sur un téléphone à Washington (Etats-Unis), le 10 juillet 2019.
L'application Facebook est photographiée sur un téléphone à Washington (Etats-Unis), le 10 juillet 2019. (ALASTAIR PIKE / AFP)

La croisade entamée par Facebook pour rétablir la confiance après les nombreuses tentatives de manipulation de l'opinion ne concernera pas tout le monde. Le réseau social a indiqué, mardi 24 septembre, qu'il ne soumettrait pas les déclarations des responsables politiques au "fact checking", le processus de vérification des informations douteuses.

Pas un "arbitre des débats politiques"

"Nous ne pensons pas qu'il soit approprié pour nous d'agir en tant qu'arbitre des débats politiques et d'empêcher le discours d'un politicien de toucher son public", a expliqué Nick Clegg, directeur mondial des affaires publiques du géant américain, dans un communiqué en ligne. "Cela signifie que nous n'enverrons pas de contenus originaux ou de publicités publiées par des responsables politiques à nos partenaires de fact checking pour examen", a-t-il clarifié, évoquant les collaborations avec des organes de presse pour vérifier les articles et posts soupçonnés de répandre des fausses informations.

Il précise cependant que "quand une personnalité politique partage un contenu précédemment démenti, y compris des liens, des vidéos et des photos, nous avons l'intention de rétrograder ce contenu, d'afficher les informations liées des journalistes partenaires et d'empêcher leur intégration dans des publicités".