Facebook annonce "mettre sur pause" le développement d'une version d'Instagram pour les moins de 13 ans

Cette annonce intervient aux Etats-Unis après une série d'articles sur les conséquences des réseaux sociaux pour la santé mentale des jeunes. 

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France Télévisions
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Image d'illustration de l'application Instagram. (JAAP ARRIENS / NURPHOTO / AFP)

Facebook a décidé de "mettre sur pause" son travail sur une version d'Instagram pour les moins de 13 ans, lundi 27 septembre. Ce projet avait suscité des critiques avant même son lancement, au nom de la santé mentale des enfants. Le groupe de Mark Zuckerberg souhaite prendre plus de temps "pour travailler avec les parents, les experts et les décideurs politiques afin de démontrer la valeur et la nécessité de ce produit", explique l'entreprise dans un message sur son blog (en anglais).

Facebook rappelle que cette application serait destinée "aux préadolescents (âgés de 10 à 12 ans)" et qu'une autorisation parentale serait nécessaire lors de l'inscription, avec des contenus et des fonctionnalités plus adaptés aux très jeunes utilisateurs. Le groupe entend d'ailleurs poursuivre ses travaux. En attendant, le réseau social dit vouloir continuer à installer de nouveaux outils pour "permettre aux parents de superviser les comptes de leurs enfants" sur Instagram, théoriquement réservés aux plus de 13 ans.

Des procureurs et des élus écrivent à Facebook

Plusieurs sénateurs démocrates ont récemment écrit un courrier (en anglais) au PDG de Facebook, dans lequel ils partageaient leurs inquiétudes sur ce projet d'application pour mineurs. "Les recherches de votre propre entreprise indiquent des conséquences troublantes entre l'usage d'Instagram et la santé mentale des jeunes", faisaient-ils valoir. Mi-septembre, le Wall Street Journal avait révélé (en anglais) l'existence d'un document interne du groupe Facebook, qui suggérait que 6% des adolescents américains ayant des pensées suicidaires attribuaient leurs troubles à l'application.

Avant cela, les procureurs généraux de 44 Etats avaient adressé en mai une lettre au fondateur du groupe californien. Ils évoquaient notamment les recherches montrant une corrélation entre l'utilisation des réseaux sociaux et la "hausse de la détresse psychologique et des comportements suicidaires au sein de la jeunesse". Les signataires mentionnaient les torts causés par la comparaison permanente avec ses pairs, comme les troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie), ainsi que les dangers du harcèlement en ligne par d'autres adolescents ou par des adultes criminels.

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