Facebook annonce la création de 10 000 emplois en Europe pour développer le "métavers" : "C'est la nouvelle frontière de l'internet"

Le groupe dit compter sur "la force de l'industrie technologique européenne" pour développer les espaces virtuels accessibles via internet, ou "métavers". "Un nouveau chapitre, une révolution aussi grande que l'internet mobile", assure le patron de Facebook France.

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Siège européen de Facebook à Dublin, le 9 octobre 2013.  (JESSICA BINSCH / DPA)

Facebook annonce, lundi 18 octobre, la création de 10 000 emplois dans l'Union européenne au cours des cinq prochaines années afin d'"investir dans les nouveaux talents européens pour aider à construire le 'métavers'", indique le géant américain dans un communiqué. "Le métavers, c'est la nouvelle frontière de l'internet, le nouveau chapitre, une révolution aussi grande que l'internet mobile", assure Laurent Solly, vice-président de Facebook en charge de l’Europe du Sud et PDG du groupe en France, lundi sur franceinfo. Le métavers, contraction de méta-univers ("metaverse" en anglais), est une sorte de doublure numérique du monde physique, accessible via internet. Un univers en ligne dans lequel les utilisateurs interagissent dans des espaces virtuels partagés.

>> On vous explique ce qu'est le métavers, "l'internet du futur" qui fait rêver la tech

Laurent Solly ne s'est pas prononcé sur le nombre d'emplois créés en France parmi les 10 000 qui seront recrutés à l'échelle européenne : "On va faire la répartition dans les prochaines semaines, je n'ai pas encore le chiffre pour notre pays", dit-il. Mais il a précisé les profils recherchés : "On va recruter des ingénieurs, certainement des chercheurs, des développeurs, des product managers qui vont participer à créer ce métavers, cet environnement virtuel où nous pourrons tous avoir des actions, des interactions sociales, des activités comme presque dans la vraie vie dans notre vie physique."

"On pourra commercer, travailler, jouer dans cet environnement virtuel", souligne Laurent Solly sur franceinfo. L'industrie du jeu vous permet déjà de le faire, selon lui : "On a présenté il y a maintenant un mois un outil qui s'appelle Horizon Workrooms, où vous pouvez, en chaussant des lunettes de réalité virtuelle, avoir cette discussion qu'on a ce matin. Moi, je suis en France, vous pourriez être en Australie ou aux États-Unis, on serait ensemble dans la même pièce. Ce sont évidemment des technologies, un développement économique considérables qu'on est en train de mettre en œuvre", explique-t-il.

Laurent Solly a expliqué que Facebook prenait au sérieux les conséquences sociales d'une telle révolution : "Il y aura bien sûr des questions qui se poseront. D'ailleurs, pour y répondre avec toute la communauté scientifique, tout l'écosystème de recherche, on a annoncé un fonds d'investissement pour la recherche, Il y a maintenant deux semaines, de 50 millions pour travailler à toutes questions exceptionnelles, formidables que cela va poser comme impact. Et puis, les questions que ça va évidemment poser pour la vie sociale", a-t-il affirmé.  

Un "vote de confiance" pour l'Europe

Pour Facebook, il s'agit d'intégrer "une nouvelle phase d'expériences virtuelles interconnectées telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée". "Il ne s'agit pas nécessairement de passer plus de temps en ligne, mais de donner plus de sens au temps que vous passez en ligne."

Pour Facebook, "cet investissement est un vote de confiance dans la force de l'industrie technologique européenne et le potentiel des talents technologiques européens." Le groupe se dit "impatient de travailler avec les gouvernements de l'UE pour trouver les bonnes personnes et les bons marchés". La firme de Mark Zuckerberg croit beaucoup dans le développement de cette nouvelle version d'internet, promesse d'expériences inédites pour les utilisateurs et sources de nouveaux revenus pour la compagnie de Menlo Park. Facebook assure compter sur les talents européens en matière d'intelligence artificielle : "C'est pourquoi nous y avons investi si massivement au fil des ans". L'entreprise rappelle qu'elle a accordé "des subventions de financement à l'Université technique de Munich à l'ouverture de notre premier grand laboratoire de recherche européen en intelligence artificielle". Il y a par ailleurs le "programme d'accélérateur FAIR (Facebook AI Research) en France, et le bureau de Facebook Reality Labs Research en Irlande".

L'Europe "présente bon nombre d'avantages, estime Facebook, qui en font un endroit idéal pour les entreprises technologiques : un vaste marché de consommation, des universités de grande qualité et, surtout, des talents de premier ordre".

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