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L'éditeur américain de logiciels Oracle a révélé jeudi qu'il réclamait des milliards de dollars Google

Il poursuit le groupe depuis 2010, l'accusant de violer des brevets lui appartenant dans son système d'exploitation Android."Les demandes de dommages et intérêts d'Oracle dans cette affaire se comptent en milliards de dollars", selon Oracle dans une motion déposée au dossier, refusant que l'information soit gardée secrète comme l'a demandé Google.
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Pour Google, les accusations d'Oracle sont invalidées par la "doctrine des mains sales" (AFP)

Il poursuit le groupe depuis 2010, l'accusant de violer des brevets lui appartenant dans son système d'exploitation Android.

"Les demandes de dommages et intérêts d'Oracle dans cette affaire se comptent en milliards de dollars", selon Oracle dans une motion déposée au dossier, refusant que l'information soit gardée secrète comme l'a demandé Google.

"Les dommages que réclame Oracle sont fondés à la fois sur une méthodologie reconnue et de nombreuses preuves concrètes. Ils ne doivent pas être cachés à la vue du public", fait valoir Oracle.

Le langage Java au coeur du problème
Oracle, qui a acquis en janvier 2010 Sun Microsystems, l'inventeur du langage Java, demande à Google d'arrêter d'utiliser cette technologie et réclame le paiement de dommages et intérêts, considérant que "la 'base' du système d'expoitation de l'Android consiste en des applications Java".

Or Android "est un concurrent du Java d'Oracle America comme système d'exploitation pour téléphones portables et autres appareils mobiles".

Selon Oracle, Google était au courant de la détention de ces brevets par Sun Microsystems, puisque le géant de l'internet a débauché des ingénieurs ayant travaillé sur Java il y a quelques années.

Google avait réclamé en octobre non seulement que la plainte d'Oracle soit classée, mais aussi qu'Oracle soit condamné aux dépens. Pour le géant de l'Internet, les accusations d'Oracle sont invalidées par la "doctrine des mains sales", c'est à dire que ces accusations sont lancées alors même que le plaignant les sait infondées.

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