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Voitures sans chauffeur : Google poursuit Uber pour vol de technologies

Alphabet, la maison-mère du géant américain, accuse Otto, une start-up créée par d'anciens salariés et propriété du groupe de VTC, de vol de secret industriel et de violation de brevet.

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France Télévisions
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La voiture autonome de Waymo, propriété de Google, le 8 janvier 2017 lors d'un salon automobile organisé à Detroit (Michigan). (BRENDAN MCDERMID / REUTERS)

La guerre est déclarée dans la course aux voitures autonomes. Le pionnier du secteur, Waymo, a lancé jeudi 23 février des poursuites pour vol de technologies contre Uber, présent sur le créneau avec sa filiale Otto. Waymo est, comme le géant internet Google, une filiale de la holding américaine Alphabet : l'entreprise avait été créée en fin d'année dernière pour rassembler les travaux du groupe sur les voitures sans chauffeur, les fameuses "Google Car".

Sa plainte, déposée devant un tribunal de San Francisco, affirme que "Otto et Uber ont pris la propriété intellectuelle de Waymo afin de pouvoir s'épargner le risque, le temps et les dépenses liés au développement indépendant de leurs propres technologies". "En fin de compte, ce vol calculé a rapporté plus d'un demi milliard de dollars aux salariés d'Otto et permis à Uber de ranimer un programme bloqué, tout cela aux dépens de Waymo", ajoute le document.

Uber rachète la start-up d'ex-salariés de Google

Otto est une start-up spécialisée dans les logiciels de conduite autonome pour les camions. Créée l'an dernier par d'ex-salariés de Google, elle avait été rachetée quelques mois plus tard par Uber qui cherchait à accélérer ses propres efforts en la matière. Waymo chiffre le prix de vente à 680 millions de dollars.

Waymo poursuit Otto et Uber pour vol de secret industriel et violation de brevet. La compagnie réclame un procès devant un jury afin de leur interdire d'utiliser ses technologies, ainsi que des dédommagements pour un montant non précisé. "Nous prenons très au sérieux les allégations faites contre des salariés d'Otto et Uber, et nous allons examiner attentivement la question", a sobrement réagi le service de VTC.

Un e-mail mal envoyé au cœur de l'affaire

Le litige porte plus particulièrement sur des capteurs lasers dits "Lidar", permettant à un véhicule de "voir" les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui, et dans lesquels Waymo affirme avoir investi "des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d'heures d'ingénierie".

Waymo dit avoir découvert le pot aux roses après avoir été ajoutée accidentellement aux destinataires d'un courriel envoyé par un sous-traitant. Le courriel contenait en pièce jointe des schémas de circuits imprimés pour Uber ayant "une ressemblance frappante avec [ses] propres designs hautement confidentiels".

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