Ecrire un SMS en marchant droit est impossible (c'est prouvé scientifiquement)

Une petite étude australienne s'est intéressée aux mouvements de notre corps. Ses conclusions confirment que l'écriture d'un texto affecte notre comportement.

L\'étude australienne a analysé les mouvements de 26 personnes en pleine marche, certaines écrivant des textos, d\'autres non.
L'étude australienne a analysé les mouvements de 26 personnes en pleine marche, certaines écrivant des textos, d'autres non. (SEAN MALYON / CULTURA CREATIVE)

Entre communiquer et marcher droit, il faut choisir. Selon une étude australienne, publiée mercredi 22 janvier dans la revue scientifique américaine Plos One, envoyer des SMS sur son portable en marchant altère la posture et l'équilibre du corps, ce qui rend impossible de marcher bien droit. 

Pour cette recherche, chacun des participants marchait à un rythme normal en ligne droite sur une distance d'environ 8,5 mètres. Certains n'utilisaient pas leur portable, d'autres marchaient en lisant un SMS et un troisième groupe tapait un texto tout en marchant. Les chercheurs ont constaté que taper et envoyer un SMS en marchant, et dans une moindre mesure lire sur son téléphone, modifiait les mouvements du corps.

Le risque de collision augmente

Ces mouvements ont été capturés et mesurés à l'aide d'un système vidéo d'analyse des mouvements en trois dimensions. Les participants qui envoyaient des SMS marchaient plus lentement, déviaient de leur trajectoire en ligne droite et bougeaient davantage leur tête que ceux qui lisaient un texto ou n'utilisaient pas leur téléphone. L'étude confirme ainsi qu'envoyer des SMS en marchant accroît le risque de collision avec d'autres piétons ou des obstacles ainsi que le danger de traverser la chaussée.

Bien que les mouvements des bras et de la tête soient coordonnés avec le tronc pour assurer la stabilité de la main tenant le téléphone et faciliter la lecture ou l'envoi d'un texto, la tête bouge beaucoup plus. Conséquence, cela affecte le système d'équilibre, selon Siobhan Schabrun, un chercheur de l'Université de Queensland (Australie), le principal auteur de cette étude menée avec 26 personnes.